Détenus

« Pendant 50 minutes, on a un peu oublié qu'on était en prison, on s'est évadé de la prison, de notre condition de prisonnier. »

Djamel débat après spectacle Fresnes 1997


« L'atelier théâtre, ça nous a rendu une forme d'identité, donc de respect humain, dans un contexte où on est un numéro matricule, on se sent respecté. »

Victor débat après spectacle Fresnes 1997


« Je ne me suis pas braqué, j'ai pu intégrer le paramètre du refus car on a su me donner les explications, parce qu'on m'a expliqué. Le refus est compris s'il est justifié. »

Pascal débat après spectacle Fresnes 1997


« C'est nouveau, ça nous permet de regoûter aux éléments, au sel de l'être humain, on reprend contact avec les émotions, les sentiments même. »

Victor débat après spectacle Fresnes 1997


« Mais moi, quand je vais sortir j'aurai peut-être envie d'aller te voir. » Puis après dix secondes de réflexion « Mais non, de toute façon la rue va me reprendre. »

Karim, discussion lors de l’atelier

Demandeurs d’emploi de longue durée

« Le théâtre (…) m'a beaucoup aidé, avant je n'arrivais pas à parler. J’avais honte de parler devant les gens... »

Hélène, Bilan final, 14/12/04


« Je ne pensais pas qu'il y avait quelque chose derrière [le théâtre] pour nous aider à aller plus loin dans notre vie »

Fatima, Bilan final, 14/12/04


« Je me suis lâchée un peu et c’était bien. »

Fatima, 4/12/04


« [Demain pour chercher du travail je vais] voir les gens dans les yeux. Parce qu’avant, je n’osais pas regarder quelqu’un dans les yeux. »

Badra, 14/12/04

Jeunes en mobilisation, espace de socialisation, Unis-Cités

« Le théâtre pour moi, je pensais que ce n'était pas vivant, je croyais qu'il n'y avait que la parole. »

Frédéric, Bussang 1998


« Le théâtre, je croyais que (…) Ce n’était pas pour moi (…) C’était pour une certaine classe sociale, (…). Alors qu’en fait c’est pour tout le monde. »

Fabrice, Bussang 2000


« Nous avons découvert un théâtre qui nous plaît, un théâtre corporel, physique, où il n'est pas nécessaire de parler. »

Un jeune qui a participé au projet théâtre de 1998 :


« Applaudissements ? Coup de foudre. Un truc dans le cœur. »

Ousmane, Bussang 2001


« Au moins pour certaines choses hors du théâtre, j’aurai confiance en moi. Au moins si j’ai assuré ici, pourquoi je n’assurerais pas ailleurs ? »

Nikola, Bussang 2001


« Maintenant j’ai du plaisir à communiquer avec les gens. »

Nikola, Bussang 2001


« Même si tu es timide, à la fin, tu seras ouvert »

O.S participant après le spectacle, CNA, mai 2005


« [Au théâtre] Il faut de la concentration, s'exprimer, la communauté, mieux comprendre les autres, se respecter soi-même pour mieux comprendre les autres. »

un participant, Bussang 1998

« Pour moi avant le théâtre c’était Shakespeare, pour aller au théâtre, il fallait un certain niveau intellectuel et économique. »

Tarek, Bussang 2001


« J’aimais bien regarder [Le théâtre] mais je ne comprenais pas pourquoi les gens en faisaient. »

Jo, Bussang 2001


« Si on avait été tous pareils, cela aurait pu avancer plus vite, mais cela aurait été moins riche. »

Sébastien, Bussang 2001


« Avant la représentation je ne savais pas encore pourquoi j’étais là. J’avais le trac. (…) c’est là que j’ai vu que le groupe était là pour moi. »

Jo, Bussang 2001


Après le spectacle : « (…) l’impression d’avoir tout donné, d’être vidée, et de recevoir de pleine face des remerciements de toute une foule que l’on ne connaissait pas. »

Christelle, Bussang 2001


« [Le théâtre] Une de mes plus belles expériences ! Et encore plus belle parce que je l’ai partagée ! »

Nadia, Bussang 2001


« Ce qui est génial avec le théâtre, l’émotion, on la ressent tout de suite. C’est du (…) contact direct avec le public. (…) On donne et l’on reçoit en même temps. »

Tarek, Bussang 2001


« Le théâtre (…) nous donne l’occasion de s’exprimer autrement, d’oser et d’affronter ce qui nous fait peur (…) : le public, la peur d’être ridicule, la peur de ne pas être à la hauteur.»

Sarah, Bussang 2001


« Le théâtre permet de ressentir de très fortes émotions qui nous marqueront toute notre vie. »

Sarah, Bussang 2001