Témoignages sur les stages de clown de théâtre

Je tenais à vous remercier pour ce stage de clown. J’ai appris énormément de choses et j’espère faire terreau des graines plantés durant ces 5 jours. C’est tellement compliqué d’expliquer le stage à son entourage lorsque l’on revient ! Et de mettre des mots sur toute cette émotion. Moi j’ai surtout compris l’importance d’établir une relation saisissable entre le public et le clown et enfin l’absolue nécessité d’être à l’écoute de soi, face au vide, pour ensuite amplifier les événements et émotions qui surviennent.

En étant pleinement ouvert au monde, et l’accueillir avec spontanéité, douceur, joie, humilité… Même que à force, moi je crois au fait que le clown est aussi là pour montrer et démontrer des choses. Merci pour votre écoute, et votre soutien.

Je garde précieusement ma boîte à nez maintenant !

Bonne soirée, Monsieur Gérard !

Margot Delobet, août 2021

Un stage de clown avec Gérard à la Charpente, c’est un cadeau que je m’offre cet été. Pour retrouver mon sens de l’humour, pour m’exercer à jouer, pour rigoler !
C’est délicat, sensible, prudent, et hop les nez et débauche d’énergie, d’urgence, de désir. Et rater rater rater et savourer les passages des autres, rire à ne plus savoir comment tenir sur ma chaise. Et entendre chacun parler de son rapport au jeu. Il y a un bel espace pour ça, pour parler, dire ce qui nous touche, s’interroger sur un rythme, une voix, une situation, s’interroger sur notre rapport aux autres, au monde. Et aussi passer directement à l’action au plateau, et sortir tout de suite, et enchaîner, y retourner, sortir encore, éprouver ce que c’est que rater, recommencer, rater mieux ? essayer encore…
Faire un stage de clown avec Gérard à la Charpente, c’est me ressourcer, rencontrer des gens généreux, attentifs, singuliers… et drôles.

Clémence, comédienne, octobre 2020

Quelle semaine ! J’ai été portée dès notre première séance car j’ai eu une piste de personnage : le clown trash. Ensuite, j’ai bien profité des exercices sur la voix qui est un outil précieux. Je retiens aussi l’importance d’être consciente du positionnement de mon corps et de mes déplacements. Enfin, je commence à intégrer la nécessité de transmettre des sentiments,des émotions.
Le chemin est encore long mais je repars de ce stage avec encore plus d’envie pour continuer. Je me suis sentie soutenue par un groupe accueillant dans lequel chacun apportait positivement ses ressentis.

Leonore, Paris, septembre 2020

Après un cours et quelques stages de clown – jamais plus de deux jours, sait-on jamais ce qui pourrait arriver ! j’ai fini par me lancer : cinq jours avec Gérard Gallego, fin août ! Rien que ça ! Oulala… Qu’allait-il se passer ? Eh bien, eh bien, eh bien…
De la bienveillance toujours, de la convivialité encore, du jeu joyeux fort heureusement, de l’efficacité aussi bien sûr. Le tout mené par un Gérard plus exigeant, plus méticuleux, plus insistant que lors des week-ends à l’approche sans doute plus initiatique du clown… Le tout pour que nos clowns, par les interstices de nos personnalités, puissent enfin se faufiler… et finalement parader au grand jour ! ;-).
Merci à toi Gérard et à mes partenaires du stage d’août 2020 !

Karine, Amboise, septembre 2020

Ca fait du bien de se sentir en confiance quelque part. J’aime encore plus le plateau face au formidable guide que Gérard Gallego a toujours été. Exigent, précis, sensible et humain. As de la cohésion, clairvoyant, peu de choses échappent à ton observation affutée par toutes ces années de rencontres et de pratiques. Merci.

Zékira, Angers, septembre 2020

J’ai passé les 4 premiers jours à prendre beaucoup de plaisir à revenir,
Retrouver les lieux, des sensations. J’ai été ravi de retrouver les anciens partenaires et découvrir les nouveaux. Tu as l’art d’attirer des personnes magnifiques qui nous tirent un peu plus vers le haut. J’ai repris beaucoup de plaisir à travailler avec toi, entre exigence et plaisir de jouer, essayer, aller dans des directions inattendues.
J’étais content de retrouver ce clown, nouveau né, dont les contours commencent à se dessiner.
Les 4 premiers jours ont filés. J’ai eu la sensation d’avoir trouvé une base, un socle sur lequel commencer concrètement à avancer. Je me fixais des objectifs en lien avec tes retours; Respirer, laisser passer l’air, invoquer tout le corps; avec plus ou moins de succès mais toujours avec cette envie d’y aller et ce plaisir à être sur scène. A chaque stage, il y a eu une journée difficile, remplie de doutes, d’incompréhension et d’agacement contre moi-même. Ces journées où le plateau se change en ring. Cette année, ça aura été la dernière journée. Je suis un peu déçu qu’il n’y ait pas eu un jour après pour transformer l’essai.
Je sais que ce sera bénéfique pour une prochaine fois, comme le disait Jérôme on comprend une chose dans le stage suivant. La présentation publique a sans doute été une des expériences de plateau les plus éprouvantes. J’avais beau invoquer la joie avant de monter, c’est comme si elle disparaissait une fois sur le plateau. Expérience très étrange qui m’a rappelé ces moments où, gamins, nous nous battions avec mon frangin. Je ne voulais pas lâcher, même si je savais que je ne gagnerai pas. Je garde cette impression de combat incessant. Chaque passage a été plus dur que le précédent.
Sur ma chaise, j’invoquais la joie et l’ouverture. Certains de tes retours sont venus taper dans le mille. Je sais qu’il n’y avait aucune malveillance. je m’en voulais de ressentir une angoisse enfantine de décevoir et de ne pas être à la hauteur. Comme si l’égo que j’avais réussi à mettre de côté s’était rappelé à mon bon souvenir.
J’ai eu la sensation que ce stage a également été dur pour toi. Est-ce que ça va ? Je n’ai pas réussi à trouver un moment pour te demander. En tout cas, je te remercie pour cette semaine qui a été tellement typique de la « formule Gallego », pleine d’apprentissages, de rires, de doutes, de remise en question mais desquels je ressors un peu différent, un peu grandi (Et si!) . Je vais transformer cette dernière journée en positif. C’était agréable de te retrouver. De partager des moments avec des anciens compagnons et les nouveaux.

Bertrand, Cherbourg, septembre 2020

J’ai encore du mal à redescendre sur terre depuis le stage. J’ai découvert que j’aime beaucoup jouer et je n’ai qu’une envie, c’est de recommencer. Je pense que tu as su me faire prendre le bon chemin pour mon clown, ce qui n’aurait pas forcément été le cas avec quelqu’un d’autre. Et je vais revoir mon projet avec ces nouvelles données. Le groupe était aussi très sympathique, ouvert et intéressant. De les regarder jouer m’a également appris beaucoup.
Je retiens donc : le sourire, être dans l’instant, la règle des trois secondes, la règle du oui, le mouvement par segments et selon des plans, mais surtout le fait que j’ai une furieuse envie d’en apprendre plus. Je me suis inscrit à des cours de théâtre pour cette année et j’ai hâte que ça commence. J’ai regardé pour d’autres stages de clown en cours d’année, mais tout est loin : Bordeaux, Toulouse, le plus proche est Paris, peut-être un gars dans le Morbihan. As-tu des conseils à me donner, des gens vers lesquels m’orienter ? Merci à toi. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir. Je réserve une place pour l’an prochain au cas où…

Nicolas, Saint Brieuc, septembre 2020

À la suite de ce stage de clown, je voulais avant tout te dire merci. Merci pour ton partage et ton humanité. Tu nous as donné une belle leçon de clown et une belle leçon de vie.
Ce que j’aime dans le théâtre, c’est que quand je joue je ne peux penser à rien d’autre.
Et j’ai parfois l’impression de vivre des moments plus vrai sur le plateau que dans la réalité.
Lors de ce stage, tu m’as montré à quel point je peux me soustraire au moment, rester dans ma tête, dans ma petite bulle même quand j’ai l’impression d’être avec vous.
J’ai la sensation d’avoir réellement touché du doigt des moments de présent pur, de magie, de partage. Des moments fugaces où j’ai réussi à être réellement avec le groupe et le groupe était vraiment avec moi. C’était un très beau moment de partage, un être ensemble particulier.
J’ai l’impression d’avoir vu mes camarades sans masque, bien que caché derrière un nez.
Ce stage m’a à la fois bouleversée et apaisée. Ça m’a montré un nouveau chemin intérieur, encore mystérieux, mais qui maintenant me semble essentiel. Ça a bougé à l’intérieur, beaucoup de tes conseils résonnent et j’en ai plusieurs à méditer.
Une nouvelle page s’ouvre grâce à toi. Encore une fois merci, et au plaisir de te revoir.

Lou, conservatoire du Mans, février 2020

Des rencontres inoubliables et une plongée dans un univers fascinant :

Merci Gérard Gallego pour ce stage dense et immensément riche ! Je ressors de ces cinq jours de découverte du clown la tête pleine de ces très beaux moments que nous avons vécu sur le plan humain, et les poches remplies de précieux outils qui, j’en ai l’intime conviction, nourriront grandement mon approche du plateau, et m’accompagneront tout au long de mon parcours théâtral et artistique. J’ai adoré découvrir l’univers du clown et de me confronter à cette pratique qui mêle avec une profonde humanité, l’humour, la poésie et le théâtre. Chausser chaque jour le nez pour aller chercher au plus profond de moi-même cet endroit de sincérité et de connexion à l’instant présent représentait pour moi un grand challenge et m’a procuré beaucoup de joie. Je vois ce stage comme une série de rencontres inoubliables : la rencontre avec l’univers fascinant du clown, la rencontre avec mon clown, sorte de double fantaisiste et ultra-sensible, la rencontre avec le clown de chacun de mes camarades, qui m’a permis de voir sous un nouveau jour des personnes que je fréquente depuis plusieurs années, et pour finir, la rencontre avec toi, ta pédagogie, ton univers, tes histoires, ton amour des gens… Ce que tu nous as appris et apporté pendant ces cinq jours ne s’est pas limité à l’univers du clown. Nous avons rencontré une personne généreuse qui travaille avec son cœur, et j’ai beaucoup aimé travailler son ton regard juste et avisé. Ce stage était très marquant. Pour être honnête, j’ai le sentiment qu’il s’est passé quelque chose, au niveau du groupe. Chacun s’est ouvert à sa façon, et nous avons pu voir des sensibilités qui peinaient à se manifester jusqu’alors. C’était magnifique de voir l’ouverture et le chemin vers le lâcher-prise de certaines personnes. Cela m’a beaucoup touché. Chacun a dû placer une très grande confiance dans ce groupe pour accepter de s’ouvrir ainsi, et cela a, je le crois, renforcé une cohésion au sein de la classe. C’était dingue de voir le chemin que nous avons tous parcouru en une semaine, en tant que groupe, et qu’individus. Pour ma part, ce stage m’a permis de me reconnecter avec l’envie de faire du théâtre et d’occuper le plateau… Cette envie ne m’a à vrai dire jamais quitté, mais la force avec laquelle elle s’est manifestée pendant cette semaine, m’en a rendu d’autant plus consciente. Le niveau d’énergie, de sincérité, de cœur et d’engagement que tu nous demandais à chaque passage, m’ont ramené au pur plaisir et à l’envie immense de jouer. Merci pour ça. Merci pour l’envie et la joie.Merci pour la rencontre.

Manon, conservatoire du Mans, février 2020

Nous sommes le Dimanche 01 Mars. Le stage est à présent terminé depuis deux jours. Quelque chose est mort et quelque chose renaît en moi maintenant. J’avais déjà créé un clown avant, avec qui je ne savais pas communiquer. J’avais beaucoup d’appréhension à le re-convoquer au cours de ce stage. Allais-je savoir l’écouter ? Allais-je être capable de lui laisser suffisamment de place pour qu’il vive lui aussi ? J’avais peur et en même temps, je le sentais, il avait envie de sortir et de respirer. Mais les choses n’ont pas été si simples. Pour autant, aujourd’hui, j’ai compris grâce à toi que tout peut être simple et amusant en clown. Tout me paraissait impossible. Lâcher prise ? Trouver la liberté ? S’amuser ? Et pourtant, on ne demande souvent que ça. De ce Lundi à ce Jeudi, je regardais mes camarades, beaux et joyeux, avides de rires et de jeux. Je les regardais, avec envie, sans jamais réussir à me lever pour tenter de les rejoindre. Que je le dise, j’avais peur Gérard. Peur de moi, de ce que je pourrais faire. Peur d’être un OVNI pour mes camarades, qu’on aurait finalement juste envie de laisser voler dans le ciel de son petit monde d’autiste. Je ne voulais pas me blesser de peur d’être d’encore plus blesser. Mais il fallait que je prenne ma place – on a tous une place qui nous attends, n’est ce pas ? Mes camarades étaient prêt à m’accueillir. Alors vous m’avez bousculé, invité à prendre un risque. Avec la bienveillance et l’humanisme qui vous animent continuellement. Ce Jeudi soir, j’ai dû aller sur le front et tenter cette impro’ à deux, avec des camarades que j’estime mais que j’ai peur de déranger. Derrière le rideau, plus d’idées, plus de penser, pas le temps de penser, mettre le Nez. Marc-Antoine me tire par la bretelle et on sort. Amusons nous. Vivons et écrivons notre joie. Partageons nos émotions, notre amour des autres et du sourire. Plus de vide, plus de poids à porter, juste l’envie de vivre et sentir tout qui coule en nous joyeusement. Sentir l’émotion grandir mais ne pas la supporter, la laisser nous porter. Se sentir. Être vivant. Un sourire n’a jamais été aussi facile à faire vivre. Je souriais sans qu’on me le demande, ça venait naturellement. Alors, c’est ça ? s’amuser ? C’était… la libération, dont vous nous parliez tant depuis ces derniers jours. On fait un retour. Je vous écoute. Quelque chose coule sur ma joue. Oui, je suis épuisé mais c’est aussi autre chose. Vous aviez raison Gérard : le clown est le lieu où je pourrais me libérer et exprimer la poésie et l’amour que je garde sans savoir comment les donner. Je ne me suis jamais senti aussi proche de mes camarades. Je les voyais et je marchais avec eux. Je sentais le monde. J’étais simplement heureux. Quand je venais à ce stage, une phrase résonnait en moi : « L’oiseau cherche à se dégager de l’œuf. L’œuf est le monde. Celui qui veut naître doit détruire un monde » (Hermann Hesse, Demian). Il n’y a sûrement pas plus humain qu’un clown. Un être sensible et doux, parfois violent et compliqué, mais humain. Mettre un nez pour petit à petit l’enlever… Le travail du clown est un travail avec soi même. Et je n’arrivais peut être pas à parler avec mon clown parce que je ne m’écoutais plus. Je ne l’entends pas encore complètement, l’abîme de peur et d’individualité est profond et avalent les mots, mais ça viendra. Je n’ai pas encore complètement trouver mon clown, mais je suis sur le chemin dorénavant. Et je veux le rencontrer et le laisser vivre lui aussi. Il naîtra et sourira. Gérard… je vous remercie, encore une fois. Philippe ne nous avait pas parlé de vous, ne nous avait pas dit ce qu’on ferait avec vous. Maintenant, je le sais, vous ne venez pas seulement pour nous parler du Clown, mais aussi du Monde et des Hommes. Je ne retire pas seulement un enseignement sur le théâtre, mais aussi sur les gens. La beauté du monde et sa cruauté. Nous avons sûrement un monde à sauver. J’aurai un immense plaisir à vous revoir, Gérard.

Simon, conservatoire du Mans, février 2020

Après ce stage de clown de cinq jours je me sens vraiment chargé d’envie d’avancer et mes pensées sont encore troublées. J’ai encore du mal à digérer cette vague d’informations et d’émotions qui nous à nourri cette semaine. J’ai découvert ce que c’était de rentrer chez soi à 18h, en proie à une fatigue inhabituelle due aux quantités d’émotions vécues pendant la journée. J’ai aussi découvert une nouvelle pédagogie et une nouvelle façon de voir le théâtre, un nouveau vocabulaire concret et plein de sens . Ce stage m’a permis de retrouver ce qui me semble être essentiel au théâtre : parler avec son cœur et ressentir, rencontrer des personnes et leur parler vraiment, investir une vraie énergie et la tenir ; parler avec son corps, son visage, ses yeux puis la voix… Je me demande encore comment j’ai pu continuer à jouer tout ce temps sans faire de ces points une priorité ! C’était tellement bon de ressentir tout ce plaisir à jouer ou de voir les autres trouver à réel amusement sur scène, se détacher enfin de ses pensées pour laisser le corps prendre le pas. Parfois tellement touchant de voir des instants où la sincérité seule compte. Pendant le stage nous avons vécus de très beaux moments de théâtre, de poésie et aussi d’humanité. Au delà du clown, et même du théâtre, c’est une vrai leçon de vie qui à donné un second souffle à notre groupe de théâtre.
C’est avec une immense joie que Romarin montera de nouveau sur scène !
Merci encore pour ce stage si riche qui m’a fait beaucoup de bien. En espérant vivement que nos chemins se recroisent.

Guillaume, conservatoire du Mans, février 2020

Je retrouve petit à petit la sensation d’un dos sans douleurs. Les émotions usent.
Ce stage d’une semaine heurte ma relation au réel. Rarement quelqu’un ma rappelé que j’étais sincère, encore plus rarement j’ai cru que ça pouvait être pensé. J’ai été surpris par le fait de ressentir des émotions, sans artifices. Cette semaine m’a rendu fragile. À la fois avec les autres, mais aussi avec mes certitudes… finalement, je préfère sans doute accepter des croyances que figer ces certitudes. L’importance que vous donnez à la personne m’impacte. Je crois que vous ne le faites pas pour impressionner les gens mais plutôt pour les comprendre. Il semble évident que la complexité d’une partie d’échec peut rester un mystère quand la perception des joueurs est incomprise. Avec le clown, vous nous avez fait jouer avec nous-mêmes. J’ai peur de vous dire toutes ces pensées, mais je vous remercie d’avoir apporté votre franchise attentionnée à aider mon joueur pour être un peu plus éclairé sur ses actions. Merci, Gérard Gallego.

Marc-Antoine, conservatoire du mans, février 2020

Ce que j’ai vécu durant ce stage
Ça a été une véritable aventure. Je ne connaissais pas du tout le clown de théâtre et j’ai plongé dans un monde merveilleux qui m’a beaucoup touchée. J’ai vécu une semaine de découvertes ou de redécouvertes, des autres, de moi-même, de la vie. J’ai eu la chance de voir des clowns sensibles, drôles, touchants, et les personnes derrières. J’ai eu l’impression de rentrer dans une tempête intérieure : toutes les émotions que j’ai vécues et toutes les questions que je me suis posées, que je me pose, m’ont fait un peu vaciller. Soudainement, je n’étais plus trop sûre de savoir où j’en étais. En fait, c’est comme si le monde s’était ouvert devant moi. Sur le plateau et aussi dans la vie. Comme si j’étais dans une cage en verre un tout petit peu plus grande que moi, et que n’en touchant pas les bords, je croyais que c’était le monde. Ce stage m’a fait réaliser que les bords, les limites, n’était pas à cet endroit, et qu’il y avait bien plus de choses, de possibilités, que tout était bien plus grand. Notamment les émotions. Moi qui suis pourtant assez émotive, c’est comme si elles m’avaient manquées, et les éprouver, les vivre avec cette dimension du clown m’a vraiment fait du bien. J’ai appris à prendre du recul, à relativiser, et à regarder plus loin, ou plus précisément. Je ressors de ce stage avec pleins d’envies et de motivation pour l’avenir. Merci.

Alisma, conservatoire du Mans, février 2020

3 jours très intéressants et intenses, avec une approche en profondeur et intime du personnage clown. Beaucoup de plaisir à jouer mais aussi à regarder les autres clowns. Gérard Gallego nous guide avec bienveillance et rigueur, et beaucoup d’écoute personnalisée.

Isabelle, novembre 2019

Salut Gérard. Un grand merci pour le fabuleux voyage de ce week-end et la découverte du clown. C’est un cadeau inestimable d avoir permis d’ouvrir la porte, même furtivement à ce petit être de compagnonnage.

Sébastien, Lyon, novembre 2019

Encore une expérience dans l’univers de Gérard Gallego. Entre le théâtre social et le clown, c’est une relation au-delà de la scène que nous tissons. Parce que je crois que c’est ça un stage avec Gérard. On y vient pour y chercher une expérience de théâtre, se confronter à un domaine nouveau, s’essayer, se réinventer et on en sort grandi à la scène comme à la vie. Le comédien en sort nourri, oui, mais avant tout l’humain n’est plus tout à fait le même. Ces stages sont fait de rencontres, de personnalités. On croise nos chemins, on échange, on joue ensemble, on veille les uns sur les autres et quand vient le moment de se quitter on espère qu’il y aura un demain. Gérard sait réunir les gens autour de lui et pose sans cesse son regard bienveillant. Je suis venu avec des idées de travail. Je me suis ramassé, j’ai douté, mais finalement jamais souffert. Dans ce lieu de la charpente, dans ce groupe, je sais que je peux heurter un mur à 180 km/h et n’en sortir qu’à peine étourdi. Pour ce qui on envie de s’essayer au clown et qui ont des peurs, des questions. Vous avez raison. Oui, c’est un exercice terrifiant, oui on se questionne jusque sous le nez rouge, mais oui, c’est aussi vrai, vous ne risquez rien car il y a quelqu’un qui veille sur vous.
Si vous êtes tenté, inscrivez vous, chausser votre nez, entrez sur scène. C’est quand la lumière s’éteint que les étoiles s’allument.

Bertrand, Bordeaux, septembre 2019

Je ne savais pas ce qui se passerait pendant ce premier stage ; c’est comme avoir envie d’ouvrir une porte sur une pièce nouvelle mais on ne sait pas trop ce qu’il y a derrière, et en même temps on meurt d’envie de voir. Et ce que j’ai vu, entendu, touché, goûté, dépasse de très loin ce que j’imaginais.
Le clown est libre, fou, sensible, joyeux, déterminé et erratique, mutique et volubile, un papillon ivre avec un nez rouge. Et le nez, le nez ! C’est une découverte essentielle, le nez ; au début de la semaine, c’était un objet bizarre, extérieur ; enfin, aux premiers moments, quand je ne l’avais pas encore mis, quand je savais que très bientôt je le mettrais sans savoir ce qui se passerait ; et très vite, il est devenu une part de moi, presque je pourrais dire il était devenu moi ou j’étais devenue lui ; à la fin de la semaine, j’avais besoin de m’assurer que je l’avais bien autour du cou avant de commencer un exercice ou une improvisation ; c’est mon nez qui fait naître mon clown, c’est mon nez qui lui autorise les audaces et les transgressions, à mon clown.
Et ce mot de transgression que tu as employé le premier jour : je vais vous virer mais vous pouvez vous rebeller, vous pouvez transgresser, as-tu dit. J’ai senti que c’était le moteur, la transgression, et que précisément, dans ta manière de nous enseigner, de nous provoquer, de dialoguer avec nous, de nous interpeller, de nous virer, « au revoir ! » c’était une invite à la transgression; j’ai entendu dans « au revoir ! »  » montrez-nous que vous voulez rester, montrez-nous que vous avez envie, montrez-nous ! »
Un autre mot fondamental pour moi, c’est la confiance. J’ai eu toute confiance en toi, mais alors, une confiance absolue. Ton humanité, ta sensibilité, ton regard, ta disponibilité, ta force, ta générosité indéfectibles pour chacun d’entre nous, tout au long de cette semaine, sont un présent inestimable. On a parlé de l’intimité, on en a tellement parlé : c’est ta manière d’être avec nous qui nous a permis, à tous, aussi différents que nous étions, d’être intimes en public, sur le plateau, chose la plus merveilleuse pour un comédien. Où les mots de Beckett « Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux. » ont pris tout leur sens, optimiste et joyeux.
Je ne sais pas comment d’autres enseignent le clown, j’en ai juste entendu parler, mais moi je sais que je suis très chanceuse et sacrément vernie d’avoir fait mes premiers pas avec toi, enfin Biyoncé a fait ses premiers pas avec toi!
Je trouve aussi carrément merveilleuse cette dynamique de groupe que nous avons eue, je regarde les photos et je nous aime! Et évidemment, tu y es pour beaucoup, le groupe existe parce que tu le crais ! J’ajoute une mention spéciale pour Alain, qui a fait le lien avec sa grande gentillesse et intelligence. Tu sais t’entourer de gens formidables en fait. C’est la classe, quoi.
Merci Gérard Gallego. Il y a des rencontres importantes dans la vie, eh ben voilà : t’avoir rencontré en est une, et sacrément.

Corinne, Nantes, septembre 2019

Ce qui est tout à fait exceptionnel chez Gérard Gallego c’est sa faculté à faire surgir chez chacun d’entre nous ce personnage singulier, cet alter ego empreint de nos émotions les plus intimes, l’enfant qui nous accompagne et ne nous quittera plus.
J’ai fait beaucoup de stages de formation au clown mais chez aucun enseignant je n’ai retrouvé cette clairvoyance et cette parfaite maitrise de la « naissance du clown ».
Ceci est très certainement dû à son intérêt exclusif pour « l’intime » chez les personnes qu’il côtoie en général et en particulier au sein des stages qu’il anime.
Outre la grande affection que je lui porte et le plaisir que j’éprouve toujours à partager du temps avec lui, Gérard a toujours su s’entourer de personnes chaleureuses, bienveillantes et généreuses qui font de ses stages des moments de bonheur inoubliables.

Marc Nadel, Paris, octobre 2019

Ah bon, un stage clown avec Gérard ! Y aurait beaucoup à en dire …
Succinctement :
Sincérité, sensibilité, justesse, énergie, subtilité, profondeur, tendresse, sagacité, altérité, plaisir, vie, humanité, individualité, folie, partage, intimité, psychologie, accompagnement, dépassement, créativité, simplicité, persévérance, rencontre, diversité, complémentarité, complexité, générosité, authenticité …
Et ce n’est pas « too much ».

Vinciane, septembre 2019

L’enfant ingénue que je suis, s’est réveillée doucement un matin, surprise du monde à explorer.
Les exercices drôles et poétiques de Gérard Gallego sont autant de cadeaux qui me sont offerts et me tendent les bras, prêts à révéler la naissance de mon clown.
Je suis une, puis deux. Nous sommes trois, quatre, dix, ensemble le silence nous enveloppe et occupe l’espace, nos mains se joignent, nos yeux se cherchent, nos corps se trouvent puis s’éloignent, nos pieds frôlent la scène qui se déploie sur notre terrain de jeux.
Fébrile, je gigote derrière le rideau noir, j’esquisse un pas, la pression monte. Mon regard s’émeut, distingue le sincère de l’imité, une palette d’émotion s’offre généreusement à moi grâce aux improvisations des autres clowns, peignant chacun, un univers qui leur appartient déjà.
Par petites touches, Gérard interroge mon souffle de vie, je gonfle mes poumons d’oxygène, je lance des cris de nouveau nez pour vaincre mes peurs, l’ivresse du jeu me plonge avec joie dans ce groupe irrésistiblement loufoque.
Je tente d’apprivoiser mon clown pour mieux l’accueillir, je crains moins l’erreur, je sais qu’il y a autour de moi des bras pour me consoler. Je partage mes premiers pas avec les portraits d’hommes et de femmes qui deviennent pour un temps, Guimauve, Baroufe, Paupiette, Capharnaüm, Monsieur Probable, Nesca ou encore Don Lewis…merci à vous tous, pour cette aventure partagée.

Agnès, stage à Amboise, septembre 2019

Nonobstant le nombre trop élevé de participants et le niveau disparate, j’ai passé une très belle semaine de clown. J’ai appris, joué, ri, rêvé, admiré mes congénères… J’ai été touché, impacté par des tas d’émotions qu’à la fois je vivais en civil et en clown.
Beaucoup de belles émotions, des clowns différents et des rires en pagaie.
Cette semaine m’a procuré de magnifiques moments qui resteront gravés.
Merci Gérard de tes apports.
J’espère que l’on aura l’occasion de retravailler ensemble et de promouvoir cet indispensable personnage qu’est le clown.

Xavier, Beauvoir-sur-mer, septembre 2019

Que dire de cette parenthèse clownesque ? Qu’elle laisse de belles traces ; à travers le travail du clown, qui nous nourrit tous, et grâce à la bonne ambiance du groupe. Ce fut l’occasion de vivre des émotions saines et revigorantes.
Parmi les beaux échanges que nous avons eu, je retiendrai cette définition du clown « C’est celui qui cherche à résoudre les problèmes qu’il se crée ».
Merci à Gérard et à tous d’avoir osé être ce que vous êtes.

Léonore, Paris, septembre 2019

Pour enchaîner sur le beau retour de Léonore, je partage avec vous la définition du merveilleux personnage de Nasr Eddin Hodja (Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja de Jean-Louis Maunoury, Éditeur Phébus 2002) car je trouve qu’elle définit tout aussi bien [le clown qui] n’est pas tant un « demeuré », resté miraculeusement dans l’enfance, qu’un esprit « revenu » : un esprit accompli, adulte, qui aurait retrouvé le chemin de l’essentielle innocence. A chacun donc son chemin de l’essentielle innocence grâce à l’énergie incandescente et jubilatoire de Gérard Gallego, notre point G à tous.

Antoine-Eric, Paris, septembre 2019

Je suis heureuse d’avoir fait cette première expérience de clown juste avant que ça n’arrive. Je repense à cette impression de vide sur scène, seule avec mon nez rouge, et à la terreur que ça a pu m’inspirer, et d’un coup ça prend une dimension nouvelle. Je suis partie avec la sensation de ne pas avoir trouvé mon clown, et pourtant il est là, il m’accompagne, il m’aide à choper les détails, à rire, et à ne pas virer dans le mélo drame. C’est un peu comme si c’était lui qui était en train de me trouver dis donc ! Ce n’est encore qu’une esquisse aux contours mal dessinés, mais il est bel et bien là et c’est une aide considérable, un outil sorti des tripes, un outil vivant et surprenant. Et avec lui le vide semble moins effrayant et même parfois très stimulant. Je reste avec cette réflexion que je m’étais faite pendant le stage, comme quoi je trouvais qu’il était finalement beaucoup plus courageux de faire rire que de faire pleurer. Je suis contente aussi d’être rentrée avec dans le cœur des souvenirs de rires qui résonnent encore. Ça fait vraiment du bien de rire autant !! Et de le faire avec d’aussi chouettes personnes, où j’ai pu constater que la fragilité ne peut qu’être belle si elle est honnête. Tout ça sous ton œil avisé, aiguisé surtout, bienveillant et… Et oui et généreux, je le dis encore. Te voir travailler avec nous a été un spectacle à part entière, je suis un peu restée bouche bée en fait. Je ne sais pas comment tu fais ça, mais en tout cas tu fais ça très bien, j’imagine que tu le sais mais bon on peut bien en rajouter une couche ça fait pas de mal.

Deborah, Nice, septembre 2019

Je suis venue à ce stage pour libérer ma créativité et retrouver le plaisir de monter sur scène. Avant de franchir la porte, j’étais submergée par le doute, partagée entre excitation et appréhension. Je me suis immédiatement sentie happée par Gérard, et la bonne humeur contagieuse du groupe a fait le reste. J’ai  » osé » et j’ai jubilé de cette audace. C’est une parenthèse artistique qui permet de remonter le baromètre interne de sa confiance; je me suis sentie à la fois guidée et paradoxalement très libre d’explorer sans jugement. Je suis repartie chargée plus que jamais grâce au cœur à cœur partagé avec chacun des participants. Merci à tous…

Laëtitia L, septembre 2019

C’était un plaisir ton stage et une découverte pour moi cette discipline, ce monde du clown. C’est révélateur pour soi-même. Découverte aussi de chaque participant et comme il en va avec le théâtre je suis toujours étonné par tout le potentiel et par tout ce que les gens sont capables d’exprimer, de faire sortir d’eux même, et j’ai vraiment l’impression d’assister à spectacle toujours nouveau en les regardant. Et puis c’était vraiment drôle par moment ! Il se pourrait bien que je remette ça ! Je suis ravi d’avoir fait ta connaissance.

Hervé, stage à Amboise, octobre 2017

Même plusieurs jours après, après être sorti de la bulle, après être revenu dans une autre forme de réalité et de quotidien, il n’est pas facile de poser des mots sur ce que l’on a vécu sous cette Charpente. Gérard Gallzgo nous emmène avec toute son énergie à rechercher en nous cet hôte que l’on nomme clown. Il nous annonce d’entrée de jeu qu’il est possible de repartir sans l’apercevoir, sans trouver trace de lui. Alors, on gratte, on fouille, on fait émerger du matériel que l’on garde pour plus tard ou que l’on relâche aussitôt. Gérard en maître de cérémonie a su (une fois de plus) créer un groupe hétérogène dans une ambiance conviviale de travail.
Être logé tous ensemble nous a permis de rapidement nous rencontrer, de manière à faire se rencontrer nos clowns sur le plateau. Si bien que le dernier jour, il nous a fallu dire au revoir non pas à dix mais bien à vingt personnes. Arrivé à Amboise face à un grand vide, je repars avec cette impression d’être à l’entrée d’un immense parc d’attraction à découvrir avec un nouveau compagnon. Je ne sais pas si j’ai trouvé mon clown mais, à l’instar d’Alice j’ai suivi le Lapin Blanc et il reste un monde à explorer, à construire. Je cherchais une nouvelle expérience théâtrale, une mise en danger, une réflexion, j’ai trouvé tout cela et bien plus durant cette semaine de stage. Un grand merci à toute la troupe, un très grand merci à Gérard. A très bientôt tout le monde, avec ou sans nez.

Bertrand MANZANO, professeur de théâtre, juillet 2017

De la bienveillance, bien nécessaire en cours de clown (!), mais aussi de la surveillance… et précise, de ce que peut donner le clown, de ce qu’il n’ose pas, ou ne peut pas, ou ne veut pas livrer. Là Gérard agit, avec dynamisme.
Il laisse aussi à l’histoire le temps de surgir, et, au clown, le rythme de la cultiver ensuite. Mais toujours vigilant, il intervient à propos.
Avec ce stage, j’ai compris, appris et vécut… que demander de plus ?
Ah si, la convivialité et la bonne humeur qui étaient bien au rendez-vous !
Merci et à bientôt, Gérard.

Karine FILHOULAUD, journaliste, juin 2017

La nature du clown, exploré à travers tes exercices, qui se réalise dans une appréciation et une conscience de l’instant présent la recherche d’une forme de liberté sauvage, dans l’improvisation et l’intuition m’a beaucoup plus. C’est ce que je trouve de plus jouissif dans le théâtre ( au vu des mes quelques expériences ), le fait de repoétiser le monde d’une manière soudaine, brute, intuitive qui nous est donnée par cette énergie propre au plateau et au jeu. Il y avait dans ton travail un appel à cette l’instantanéité de la proposition de jeu : l’exercice des photos, l’improvisation, le fait d’user des émanations du public, de la contingence de l’environnement…
Tes exercices m’ont montré à quel point l’univers drôle et poétique du clown est propice à cette forme de création chaque clown était unique, avec son univers, qui s’ouvrait à l’Extérieur et se nourrissait de l’environnement. Je les ais tous trouvé beau dans leur univers. Tu as travaillé à cette ouverture à travers les exercices ou le clown sur scène devait caricaturer le public et ce qu’il en émanait mais aussi dans les exercices d’impro en groupe ou les clown devait être à l’écoute de leurs partenaires et savoir se nourrir de ce qu’ils proposaient volontairement ou pas ( je repense au moment ou la chaussure de maxime Christian couiné et ou Yanis a tout de suite joué avec cela mais maxime a réagit trop tard. ) Ou encore dans celui des démarches ridicules que les autre clowns devaient copier. Ainsi que l’exercice ou l’on s’envoyait des gens qui avait les yeux fermé, celui-ci obligeait les « lancé » à se plonger dans leur monde grâce à leur confiance en eux et en les autres, leur lanceur.
Tu as dit à la fin que si l’on arrivait à designer Philippe c’est que l’on avait pas su se laisser aller en sois même et dans les autres,j’aime cette idée de lâcher prise, de se permettre de rentrer dans son univers tout en le faisant sortir pour les autres…
D’exprimer une émotions sans la ressentir mais que cette émotions soit tout de même vraie grâce à tout se qui se créé autour d’elle et grâce à ceux qui la reçoivent.
Tes exercices faisaient travailler à la fois la création par l’intuition et la spontanéité, la confiance et l’écoute en soi et en les autres, le développement de son propre univers et comment le rendre ouvert et l’offrir à tous à travers le personnage du clown.
Cette observation m’a donné envie de faire un stage de clown et de continuer à explorer l’art du Théâtre. Merci beaucoup de m’avoir permis d’observer cette après-midi de stage, elle fut enrichissante pour moi et vraiment drôle, rien que pour les voir tous avec leur nez rouge ça valait le coup !

Nathan ANDRÉ, Conservatoire du Mans, février 2017

J’ai beaucoup aimé ce week-end à la découverte de notre clown en gestation … depuis Géraldine est née et ne me quitte plus !!!

Véronique, pratiquante amatrice, février 2017

Merci pour ces 11 premières heures de Clown dans ma vie!
Ce ne seront pas les dernières j’en suis convaincue ou presque car rien n’est jamais fixé dans un sens comme dans l’autre.
Mais en tout cas voilà longtemps que j’avais envie de me « frotter » à cet univers et je suis ravie de l’avoir fait dans ces conditions: jolies, confortables, bouleversantes, déstabilisantes, enrichissantes, épuisantes …. C’était super! Oui je sais je sors!

Ly CHOUN, pratiquante amatrice, février 2017

Ce stage a été formidable. Dans le sens littéral du terme.
Le Clown n’était pas, pour moi, une évidence. Je ne me suis jamais considérée avec un potentiel comique, d’abord. Ensuite, évoluant généralement avec un jeu « technique » appréhender le Clown fût une véritable épreuve pour moi, je devais tout remettre en question et accepter d’être là, avec une sincérité la plus pure.
Il s’est vraiment passé quelque chose en moi pendant et à l’issu de ce stage. Je sais/sens qu’il sera déterminant pour ma poursuite artistique/professionnelle. J’ai découvert un lâcher prise. J’ai re-découvert les sensations qu’apportent l’ouverture et la sincérité au Théâtre. L’Autre. La générosité. Le Temps Présent.
Si je ne ferai pas du Clown ma discipline de prédilection, cela restera comme une expérience forte, intense et pure. Une fondation.
Merci, réellement, d’avoir été là.
Si je devais choisir Un mot pour ce stage, ce ne serait pas Sincérité, ou Partage mais Humanité. Bel et bien.
Je pourrais encore m’épancher quelques pages durant, mais point trop s’en faut, restons concis.
Merci encore. Merci infiniment.

Léa LEVASSEUR, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Durant ton stage j’ai pu retrouver un véritable plaisir du jeu sur scène que je n’arrivais plus à avoir depuis quelque temps, cela a été précieux pour moi car j’ai pu ensuite réutiliser ce plaisir durant les cours de Philippe. J’ai trouvé que les contraintes imposées dans tes exercices nous offraient en fait de nombreuses possibilités de jeu, et une très grande liberté sur scène. C’est la première fois dans un stage de conservatoire que mes camarades et moi, nous nous somme sentis à la fois avec de grands fous rire tout en étant en même temps dans une grande concentration. Car ce que je retiendrais également dans ce stage : c’est la concentration totale et la vigilance permanente nécessaire pour le jeu du clown. Je pense que c’est d’ailleurs cette concentration qui a fait que nous nous somme tous sentis physiquement épuisés plus vite que d’habitude. Ce stage à donc été extrêmement enrichissant et je sens que nous n’avons abordé qu’une infime partie de ce que peut être le clown et j’espère pouvoir le retravailler un jour, car il est vrai qu’un stage de trois jours n’est clairement pas suffisant. J’espère que nous aurons l’occasion de retravailler avec toi car toute la classe et moi-même avons énormément apprécié l’ambiance décontractée que tu as instaurée, ainsi que ta bienveillance et ta gentillesse envers nous.

Jessy TROCHERIE, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Ce stage a réveillé beaucoup de choses en moi. J’ai éprouvé un plaisir différent de celui que j’ai d’habitude au plateau. Le plaisir, peut-être, de laisser aller un moi qui est moi au plus naturellement des choses, qui ne réfléchit pas. Le plaisir de se donner tel qu’on est réellement à l’intérieur, puisque c’est ce qui était demandé : pour une fois il ne fallait pas tel ou tel masque pour correspondre à une situation ou une personne donnée, il fallait être le plus sincère possible. Or c’est ce que je recherche chez les gens, c’est ce qui me plait dans la relation avec eux, et c’est ce qui a fait que ces trois jours, bien que je l’avais déjà avant, ont développé en moi une réelle tendresse et confiance envers les autres et envers Gérard Gallego. En fait, ce stage m’a vraiment touchée, de par la bienveillance qui y a régné. Le travail sur l’amour propre, et la peur de l’erreur, du « mal faire », est vraiment important, je l’ai vu quand au fur et à mesure, nous nous sommes permis plus de choses, plus de risques, et du coup plus amusés. Et bien que le clown soit très compliqué à percevoir, à être, à faire, et que nous n’avons pas encore approché le tiers de tout ce qu’il peut offrir, et qu’il me fasse encore peur, je me suis réconciliée avec lui, et peut-être aussi un peu avec moi.

Emma PARIS, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Personnellement je suis arrivé à ce stage avec beaucoup d’appréhension parce que je suis assez nul en improvisation pour le moment, et les rares fois où je m’y suis frotté je me suis pris de monstrueuses gamelles. Entre ça et le fait que je ne connaissais pas l’univers du clown de théâtre et que je pensais qu’il s’agissait du clown de cirque (que j’ai en horreur), je partais pas super convaincu, mais pourtant curieux tout de même parce que Philippe t’avais très bien vendu. Il est arrivé tout ce que je redoutais (je me suis pris des fours, des murs, j’ai été terrorisé, j’ai pas arrêté de me planter) mais par contre j’en ai pas du tout retiré ce que je pensais. Parce que même si je ne me suis pas amusé tout le temps (c’est arrivé quand même !!!) et bien je crois bien que ce que tu m’as appris pendant ce week-end c’est à mettre l’ego, non pas de côté, mais juste là où il doit être. Savoir reconnaître où on s’est planté, pourquoi, et surtout se dire que c’est pas grave et que si tout était parfait du premier coup, bah la vie serait vite chiante. Sur le tout dernier passage je me suis beaucoup amusé par contre, j’ai trouvé énormément de plaisir dans le jeu, et surtout j’ai compris (je crois) d’où venait le plaisir, ce qui me motive beaucoup à retourner au texte, puisque ces derniers temps avec Philippe j’avais un peu perdu ça. Je venais sur scène pour être technique et plus vraiment pour m’amuser, ce qui est un peu con puisque je suis au conservatoire à la base pour m’amuser.
Donc pour ça je te dis un grand MERCI !!!
Si je dois plus parler du sujet du stage, je dois dire que je suis vraiment bluffé. Je ne connaissais pas du tout l’univers du clown et c’est très fort, c’est très vrai en fait. On rit souvent, mais derrière le rire on sent qu’il y a des sentiments, c’est pas du rire moqueur du tout, et c’est très enrichissant d’être spectateur face à ça parce que finalement on y croit. Les exercices que tu nous as proposé étaient très intéressant, et il y en aurait certains qu’il faudrait qu’on arrive à refaire entre nous comme échauffement avant des cours, ce pourrait être très enrichissant. Et puis je vais finir ce mail en remerciant aussi ton attitude en tant qu’intervenant de stage et enseignant pour le week-end. Je t’ai trouvé très humain et très bienveillant dès le début, exigeant aussi, mais ce n’est pas un défaut à mon sens, et je vais garder un excellent souvenir de ce week-end !
En espérant refaire un stage avec toi d’ici peu et très amicalement !

Paul BRICLER, Conservatoire du Mans, janvier 2016

« Le clown est, sans doute, la discipline la plus difficile au théâtre. »
La couleur est donnée d’emblée…
Avant ce stage, le clown est une pratique qui m’était totalement inconnue : cinq jours pour découvrir un monde, autant le dire la tâche va s’avérer ardue. Sans grand préambule, on se lance dans l’arène, à cœur perdu. Le rythme est acharné, on monte en selle, on tombe et on recommence. On tente des improvisations scabreuses, on passe à la parole avec le sentiment dérangeant de n’avoir jamais su s’exprimer, on est assailli par un lot de frustrations et d’incompréhensions. Le clown finalement c’est moi. A moi de me laisser toucher, atteindre par la magie de l’instant, à moi de créer avec le vide qui s’offre à moi. On apprend à transgresser, on retrouve le plaisir de la scène, on renoue avec les fondamentaux du théâtre, l’espace s’offre à moi, je dois m’en emparer, mon corps est observé, je dois l’avoir en conscience, ma voix est là, il faut qu’elle sorte. On utilise des quantités phénoménales d’énergie, on est épuisé mais finalement, tu veilles sur nous, tu puises dans tes propres réserves pour nous emmener plus loin. Aussi inconfortable que soit la scène à cet instant précis, on se sent bien, guidé solidement par ton expérience et ton regard. J’ai vécu le vide et l’échec, mais tu as su me faire rebondir et pour cela je te remercie. Merci pour ton enseignement, ta patience, ton dévouement et l’intérêt que tu as porté à chacun d’entre nous. J’ai ressentis ce stage comme très bénéfique et complet dans ma formation de comédien, il ne me reste plus qu’à tout digérer.
Au plaisir de te revoir, je te souhaite une bonne continuation.

Simon GARREAU, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Lorsque ce stage de clown de 5 jours s’est fini, j’ai ressenti un sentiment de frustration qui s’est transformé en curiosité.
En effet ce stage a été pour moi comme l’apprentissage d’un jeu, où il faut savoir redevenir un enfant. Je comprends pourquoi les acteurs n’osent pas s’y frotter si facilement. Le risque, le vide, la peur de ne pas tout contrôler, voilà ce qui effraie. Pourtant, à partir du moment où l’on décide de se laisser surprendre et de respecter les codes données auparavant, on jouit d’une liberté incomparable, l’espace devient un terrain de jeu et, comme un enfant, on redécouvre le plaisir des choses simples, des premiers rires.
Je considère qu’avoir participé à ce stage est une chance. En une semaine, j’ai pu passer par beaucoup d’états. Le premier jour m’a intrigué, et le second fut terrible. Quand on comprend mais qu’on y arrive pas, c’est le mieux pour s’agacer et se planter.
Mais en laissant reposer les informations données et en observant les évolutions des mes partenaires, j’ai commencé à prendre le rythme demandé, et j’ai senti l’évolution sur le reste de la semaine.
En résumé, le jeu de scène du clown m’a intrigué, accroché, m’inspire et j’en demande encore.

Damien DEBONNAIRE, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Ce stage de clown a été un défi de chaque jour. J’étais constamment partagée entre l’envie de m’éclater sur le plateau et la peur de remettre le nez rouge. J’y prenais plaisir, mais je redoutais le moment où je devais me retrouver nue derrière mon clown. Je comprenais, hors plateau, que le nez, le clown était une protection en soi, que la sincérité était plus intéressante quand elle se montrait vulnérable, sensible ; mais sur scène, la théorie ne sert plus et je me suis retrouvée à essayer d’atteindre cette liberté du clown dont on parlait, tout en freinant des quatre fers, par peur je crois d’être exposée et vulnérable. De perdre le contrôle. Ce blocage constant m’a un peu gâché le plaisir. Je crois aussi avoir un côté bonne élève qui veut toujours avoir bon, or le clown par définition ne réussit rien de ce qu’il entreprend. Je n’ai pas réussi à ne pas réussir, ça m’a un peu frustrée, je pense. Toutefois, j’ai énormément appris, resitué mes problématiques, vu où j’en étais, et j’ai vraiment eu la sensation de progresser sur ces cinq jours. Comme je l’ai déjà dit, la difficulté n’a pas diminuée mais elle s’est déplacée. J’en ressors avec une idée plus nette de ce qu’est l’art du clown, et mon envie d’en faire est intacte, elle s’est juste elle aussi déplacée : je n’ai plus tant envie d’en découvrir davantage que de m’y confronter à nouveau (je pèse mes mots), et de me dépasser. Je considère un peu le clown comme un challenge personnel, en vue de progresser et de m’amuser plus.

Maeva MOTRAIS, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

On apprend à dompter, accepter, faire une place à, être, ce clown que l’on ne connaissait pas, ou qu’on avait oublié, on s’oublie soit-même.
On enfile un nez rouge, le sien, le notre, on pense être un autre, pas vraiment.
On se laisse aller, aller à la sensibilité, on l’accepte.
On prend conscience de sa singularité, on en joue, qu’elle est belle !
On entre, on essaie d’être là, on est là, au présent, on ne l’est plus, « Sortez! ».
On est secoué mais pas moins respecté.
On attend, on attend beaucoup, que les choses viennent, les plus simples, les plus riches, celles qu’on ne fabrique pas, on les saisit, on passe à côté parfois, souvent, « Sortez! », quel dommage, on est frustré.
On se sent seul d’abord, et quand vient le partage ensuite, sincère, quel plaisir.
On est libre, on a le sentiment de l’être.
Merci.

Quentin BOUDAUD, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Faire du clown de théâtre c’est expérimenter la vie, la rencontre de l’autre, l’autre comme partenaire et l’autre comme spectateur. C’est apprendre à être tour à tour spectateur et acteur de ses propres émotions, à être présent. Grâce à la perspicacité et la bienveillance de Gérard Gallego, faire du clown de théâtre, c’est faire et refaire l’expérience de la corrida, tour à tour torero ou taureau mais sans mise à mort. Alors il faut en profiter!

Alain BOUTHIER

Personnellement j’avais quelques appréhensions vis à vis de ce stage.
Je ressentais une certaine peur de l’improvisation, ou encore du « bide ». De plus, ayant vu plusieurs spectacles de nouveau cirque avec du clown de théâtre, et étant (comme Mathilde) une grande amatrice de James Thierrée et de sa famille, me confronter à cette discipline m’impressionnait beaucoup. Comme j’ai raté une demi journée la peur a mis du temps à s’envoler. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai voulu me confronter
seule au vide dès le mardi matin. A cet instant le plaisir a dominé, malgré le vertige. Ce qui m’a aidé à avoir confiance, c’est qu’il est évident que tu as su voir vraiment chacun d’entre nous, il y a donc eu une réelle dimension humaine dans ce stage. Ce qui ressort également c’est une grande émotion. D’abord parce que le clown est vulnérable et sensible, poreux à toutes les choses qui le traversent et l’entourent. Je pense même qu’il est empathique. Il révèle également les émotions de celui qui porte le nez, et celles de ceux qui le regardent, parce qu’il appelle notre part d’enfance dans tout ce qu’il y a de spontané, d’imaginé, de vrai et de concret. C’est aussi un être (un alter) bon, jamais profondément méchant, même s’il peut être furieux, il ne veut pas de mal.
D’autre part cela me touche, m’émeut même, de voir quelqu’un se trouver avec le clown, être témoin d’un déclic. En effet, voire Olivier aussi bien, autant dans le plaisir et nous le faire partager, c’est un moment fort, c’est une évidence qu’il y a eu une réelle rencontre entre lui et le clown.
Enfin, comme je le disais plus avant, j’ai vraiment le sentiment (et c’est assez rare) d’avoir été vue. Et que cela fut valable pour tous. Nous n’avons pas été qu’un groupe, nous avons aussi été des personnes à part entière. Et je crois aussi avoir vu certains d’entre nous différemment, en tous les cas : mieux. C’est une certitude j’ai aimé cette semaine, et j’aime le clown. Je me suis sentie valorisée. J’ai adorée voir mes camarades, et il m’en restera d’excellents souvenirs. J’ignore si je continuerai à en faire, mais ce que j’ai vécu me servira.
L’année prochaine je vais reprendre des études théâtrales plus théoriques à la Sorbonne Nouvelle, mais c’est évident qu’il restera des traces de ces cinq jours, et qu’au bon moment, je saurai convoquer ces sensations.

Camille DANVEAU, février 2012

« Un vieux pote à vous »

En effet, ce vieux pote à moi, je l’avais oublié.
Je ne savais même plus à quoi il ressemblais ce personnage faisant partie intégrante de mon enfance qui aime rire très fort et pleurer en abondance à chaque instant ou se passe une action.
Cette sensibilité à fleur de peau qu’il faut savoir dompter pour pouvoir accepter une partie de soi enfouie sous des combles de blocages psychiques. Explorer ces états d’âme sous toutes ses formes, même vulgaire, m’ont permis d’avancer dans mon travail de comédien. Le Clown me paraissait être beaucoup plus facile à adopter que d’adopter un personnage ordinaire. Mais le clown est un personnage « extraordinaire ». Votre détermination et votre sincérité m’ont permis d’éveiller ma curiosité par rapport à cet Art. Le personnage sans aucun doute le plus mélancolique qui soit que j’ai dû chercher et puiser en moi.
Une cruelle poésie, mais si belle en sois. Dans la vie, j’ai beaucoup de mal à exprimer des choses, même simples, et le clown de mon point de vue, c’est « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ».
J’ai encore du mal à laisser couler les choses et ne pas « fabriquer » quelque chose, mais j’aurais essayé, et c’est une expérience réellement positive que d’avoir pu apercevoir ne serait-ce qu’un millième de la composition d’un rôle comme celui-ci, si riche et si tendre à la fois. Je pense que pour réellement toucher les spectateurs, il faut de la simplicité et de la spontanéité. (et que c’est difficile…)
Encore merci pour tout ce que tu as fait pour nous, j’aimerais en dire plus mais c’est un résumé de ce que j’ai ressenti par rapport à ce stage. Tu recevra sans doute le rapport de stage que je vais pondre pour Phillipe Vallepin. Bon retour à Paris, et bonne continuation dans cet art vraiment magique.

Rodrigue TARDIVEAU, février 2012

Au clown, il faut avoir la patience et la force d’attendre que le monde vienne à ses pieds. » Si j’ai appris quelque chose de fondamentale cette semaine, ce serait la résistance. Résistance au vide, à la provocation, au regard des autres et surtout à l’échec. J’ai vécu ce stage de clown très bien et très mal à la foi, j’ai été déstabilisée, remise en question et bousculée, mais je ne le regrette pas. Je ne m’attendais pas à ce que le Clown à l’inverse d’un masque, soit une totale mise à nu devant les autres, nos faiblesses étant révélées avec une simplicité effrayante. Mais grâce à ça j’ai appris à assumer ma présence sur scène, à éprouver l’inconnu. En fait le clown, c’est accepter de se jeter dans la gueule du loup et s’en réjouir. En tant que spectatrice ce fut parfois des moments fabuleux où je voyais des camarades se métamorphoser et se révéler. J’ai découvert dans le clown, une façon de jouer sans réfléchir et sans l’exigence que l’on a souvent dans le théâtre. Lorsque j’ai assumé ce que je faisais, je me suis vraiment amusée sur scène, et quand j’y réfléchi, je ne sais pas si ça m’était déjà vraiment arrivé. J’ai pour ainsi dire « dédramatisé » la scène et l’idée d’échouer. Au clown, on échoue constamment, on se trompe, mais finalement c’est le meilleur exercice qui soit. Malheureusement j’ai encore beaucoup de mal à accepter l’échec mais je pense que ce stage m’a fait progresser là dedans. Je pense que si ma sensibilité a autant été touchée, c’est parce que, comme tu l’as dit, je suis jeune et je n’ai surement pas encore construit une carapace assez solide. Mais au moins j’en ai vu les prémices cette semaine, alors merci de m’avoir bousculée autant. Je crois qu’au début du stage, j’ai eu beaucoup de mal à distinguer mon individualité et celle de mon clown, j’étais Mathilde avec un nez rouge. Puis à force j’ai compris qu’il fallait prendre tout ça avec distance et que mon clown était en fait une facette de moi que je n’avais pas encore explorée et que j’ai finalement découvert avec joie. J’ai appris également l’importance d’être concrète et précise sur scène, j’ai l’impression que si l’on y parvient on a déjà fait la moitié du travail et je sais que cela me servira au théâtre. J’ai découvert à quel point le monde du clown de théâtre est riche et intéressant et presque plus rigoureux que tous les autres arts vivants. Pour le moment, je ne pense pas que je désire faire du clown plus tard, peut-être que c’est par égoïsme, parce que je suis à l’aise en théâtre et que je choisi la facilité mais cela ne m’empêche pas d’avoir été conquise par ce monde. J’ai envie de mieux le connaître et je referais un stage comme ça avec plaisir car il me bouscule et me montre à quel point j’ai des choses à apprendre. Le clown m’a fait redécouvrir des facettes de l’enfant que j’ai étais et m’a fait découvrir des facettes de l’adulte que je serais. Merci encore Gérard Gallego.

Mathilde Édith MENNETRIER, du Conservatoire de Nantes, février 2012

J’ai quitté mon clown hier soir, après trois jours d’intense paradoxe partagé !
Mon clown est en moi sans être moi, mais avec lui mon amour pour moi est sans conteste chargé d’une dimension exaltante, et ce lâcher prise est possible car les Yeux de Gérard Gallego sont si impliqués et si sincères, que les mots sont aussi doux que le ton est rude.
Il faut accepter d’être guidé pour rencontrer ses émotions et enfin, donner tout ce que l’on a, au plus profond, et recevoir tout ce qu’il nous est possible de percevoir.
De l’amour exprimé tantôt par les pleurs de rire et tantôt par des larmes du cœur par ces clowns et leurs propriétaires, si beaux dans leurs engagement à être ici et maintenant.
Les trésors de mon existence sont dans l’existence de ces espaces temps où mon humanité est reconnue dans et à travers celles des autres.

Virginie PORTEBOEUF, février 2010

Tout d’abord une chouette équipe, au sein de laquelle on se sent bien et qui donne envie de donner (ou du moins d’essayer)… un petit air me vient en tête « c’est l’aventure humaine ouais »…
Ensuite cette découverte du clown, que je n’ai pas encore, mais bon dieu d’un casque de poilu, qui me donne envie de le chercher et de le nourrir.
J’ai justement joué hier « la veillée » (pièce que j’ai écrite sur 14-18 maniant l’humour noir), et j’ai réussi à de nombreux moments à mettre mon cerveau de côté et à être plus à l’écoute de mon partenaire et à me laisser surprendre, ce que j’arrive aisément à faire avec mon personnage de bossu dans « la belle et la bête » mais difficilement avec cette pièce, sans doute parce que le personnage est très proche de moi. Savoir prendre des risques, se faire confiance, à soi, à son instinct, à ce qu’on est, voilà ce que ce stage m’a amené dans ma réflexion sur le jeu d’acteur.
Ton regard bienveillant sur ce qu’on pouvait proposer en plateau.
Ce stage m’a donné envie de poursuivre l’aventure sous le nez rouge, d’explorer, de tenter des choses.
Tout est encore un peu flou pour le cartésien que je suis… Je ne pense pas être fait pour le clown mais je pense qu’il peut m’être très bénéfique dans mon jeu en règle général.

Laurent PEAN, avril 2012

Une semaine de formation vient de s’écouler pour moi. C’est ainsi que je viens tardivement compléter ces marques de chaleur…
J’ai passé un superbe moment. Un temps de pratique rempli de générosité et de bienveillance. C’est le sentiment qui m’était resté du stage de juin 08. Il est encore là, ce beau mot.
J’ai été tellement rempli que j’ai eu du mal à trouver le sommeil alors que ce n’était pas la fatigue qui me manquait. C’est comme certains moments de pratique d’aïkido qui m’énergisent et me font ressortir plus lucide alors qu’après la journée, mon esprit, mon autre moi, me dit de rester à ne plus rien faire.
Rire aussi c’est tellement bon, et cela ensemble. Ce sont des moments d’intimité qui nous renforcent. Merci à tous, à vos clowns, merci à Solidart, à Karm@. De belles perspectives pour faire évoluer ce projet SOLIDE.

Stéphane CHABOT, mai 2009

Un petit mot pour te remercier d’avoir animé ce stage clown d’une grande qualité.
Merci pour ton écoute, ta bienveillance et ce talent que tu as pour faire accoucher les gens d’eux même. Un très beau talent en vérité. Gardes-le précieusement! Par les temps qui courent on en a besoin pour aider l’humain à grandir.
Je dois dire que je me suis sentie en confiance tout au long de ce week-end, ce qui est très rare chez moi.
Petit à petit je sens que la confiance grandit et que progressivement, je prends mon espace et ma place tranquillement.
Au plaisir d’un nouveau stage…

Anne CHAMBOLLE, Comédienne à Nantes, mai 2009

Je dois t’avouer que j’avais un peu les pétoches avant ton stage. Peur du poncif « trouver son clown » ou quelque chose qui aurait à voir de près ou de loin avec de l’introspection.
Dès le début du travail que tu nous as proposé, cette appréhension s’est dissipée car au contraire j’ai découvert une mise au jeu par des notions d’immédiateté, d’espace et d’attachement au moindre geste, au moindre détail… et ça m’a vachement plu.
J’ai aimé aussi ta capacité à dédramatiser l’échec entre autre en l’incorporant au jeu improvisé, à guider les esquisses de clowns perdus dans la forêt.
Et puis c’est vrai, t’es gentil avec les p’tits nouveaux.
Pour finir, j’ai envie de te dire que ces trois jour-là m’ont filé la patate et remué les méninges alors merci à toi.

Pauline RUMEN, Comédienne à Nantes, janvier 2012

Grâce aux cours de Gérard Gallego, j’ai appris à faire de mes défauts une réelle force, et j’ai pu acquérir le pouvoir de faire rire arme massive et non dangereuse qui ouvre bien des cœurs et des portes merci à vous.

Soizig

L’atelier clown de Gérard Gallego est très riche : on y apprend la technique clown, à se mettre à nu, à s’écouter, écouter les autres, vivre l’instant présent, se transcender, transgresser ses limites et l’état existant des choses. Pour cela on y fait des exercices variés et des improvisions ; on apprend beaucoup et on rit beaucoup à se voir jouer les uns et les autres. Chacun se découvre un propre clown qui évoluera au cours de l’année et qui n’a pas fini d’évoluer… La fin se termine par un spectacle au théâtre Sorano.

Aurélia PIE

On ne fait pas le clown, on le laisse faire » disait H.Miller. C’est cette très belle aventure pleine d’émotion en tout genre, aux chemins parfois escarpés d’épines, mais toujours avec ce regard bienveillant de Gérard Gallego, que nous avons vécue tout au long de cette année théâtrale. Une merveilleuse histoire aux nez rouges où nous avons appris à recevoir pour enfin « oser » et se surprendre ! Au bout de l’aventure plein de souvenirs en communs, de complicité partagée et un spectacle éblouissant !
Du bonheur dans un monde de brutes quoi !…

Frédérique GERBAULT

Partir à la découverte de son clown, c’est se faire un cadeau précieux. C’est se donner le temps d’être avec l(es) autre(s) et à l’écoute du monde qui nous entoure. C’est aussi oser tomber les barrières pour apprendre à entendre et partager ses émotions. Pendant cette année de cours, Gérard Gallego a su créer le climat de confiance, de bienveillance et d’humour pour faire « éclore » le clown en chacun de ses élèves.

Anne VARIN

Le Clown, c’est comme quand tu viens de prendre un petit coup de soleil qui aurait séché. Ça commence par une fissure, imperceptible, puis ça se craquèle, doucement… Presque personne ne le remarque, sauf lui : « J’ai Rare ». Il regarde. Il voit derrière la fissure, l’empire des possibles, les mondes dont nous sommes faits.
La porte de l’humain est ouverte…le Clown peut entrer…

Cécile BERTRAND, Psychologue à Paris, mai 2011

Le Clown, c’est un déménagement. T’habite dans un appartement depuis 30 ans et tu as eu le temps d’entasser, d’enfouir, de cacher… et puis, il faut déménager !
Et là, tu retrouves des choses qui t’appartenaient et que tu avais complètement oubliées : les amours, les souffrances, mais aussi les peurs et les joies de l’enfance. Il n’y a pas de limites à l’imaginaire et l’inconscient. Le clown n’en a pas non plus… Nous n’avons que les limites que nous nous donnons… Le clown appelle notre démesure et fait voler en éclat…nos choses sûres…

Céline DUBOR

Faire connaissance avec son clown, le rencontrer, l’observer, l’accepter … Merci à toi Gérard Gallego pour ce stage de 3 jours, une expérience intensive, parfois dure mais tellement passionnante. D’acteur à spectateur, les bons moments ne se comptent pas durant le stage ! Pour moi, c’est à refaire !!! Encore merci pour tous ces instants de partage.

Cédric FAYE, Comédien

Au départ, j’ai le cerveau plein. D’idées, de croyances du clown. Les spectacles vus, Chaplin, et aussi l’inconscient. Le clown c’est aussi un rêve. La magie de mon enfance. Alors c’est difficile… De passer de l’autre côté, de quitter l’œil de l’enfance, celui que j’ai lorsque je suis spectatrice.
Mais tu nous dis « on y va ! » et tu nous plonges dans le vif. L’instant présent…Le vide… Il faut se mettre au diapason très vite, ouvrir la porte, sans comprendre tout de suite.
C’est une véritable tempête dans mon ventre. Rires, pleurs, colère, peur… Les émotions sortent pèle mêle sans que je puisse les arrêter. Comme un mécanisme qu’on secoue pour voir s’il marche. Alors on se met à écouter ce qu’on cachait, protégeait avant.
Et ça palpite ! Ça palpite parce qu’on est dans le vrai, parce qu’il n’y a plus de frontières entre le moi véritable et le moi acceptable. On est nous même pourtant on porte le masque, le costume.
Ça palpite surtout parce qu’il n’y a plus que sensations. (Ça réveillerait un mort d’ailleurs !)
Ça réveille, émerveille parce que les murs ne sont pas durs, parce que le public est un ami, parce que tout ce qu’on ne voit pas existe, là. Tout prend vie. Et c’est ça qui me comble de joie.
Tous les humains se ressemblent. Nous avons aussi des différences et c’est cela qui a pu nous séparer. Mais ce qui reste d’universel, c’est le sensible.
Et le théâtre et le clown lui donnent vie.Rassemblent nos différences.
C’est peut-être de la vie en plus condensé, en moins distillé..
De la Sur Vie. Merci beaucoup Gérard Gallego.

Marie LAURICELLA, Conservatoire de Nantes

Avec chaleur, exigence et doigté, Gérard Gallego conjugue, au temps composé de la jubilation, de la confiance et de la disponibilité : je suis sponta-nez/tu as chanté/il, elle a libéré/nous rions à (rouge) gorge déployée/vous tourbillon-nez/ils, elles ont don-nez.
Et nous avons tant reçu !
Tricoteur de personnalités en un merveilleux « montre-nez » chamarré-chatouillant-douillet.
Fermenteur de saynètes à fines bulles, pétillantes et grisantes… il taille le diamant brut à mains nues, le faisant jaillir en mille éclats irisés.
Bravo, bravo !!!
Encore, encore !!!

Florence H-L, août 2009

Un masque, même symbolique, permet une vie relationnelle pour nous et les autres, en particulier il protège de l’ambivalence humaine de chacun ; Et c’est le paradoxe de « ce rien de petite boule rouge » que de nous permettre d’aller, comme un enfant, à la rencontre de ces régions inconnues,présentes depuis toujours, mais ignorées du fait de leur dangerosité réelle ou fantasmée ; Le parcours proposé par Gérard Gallego cherche à épurer notre masque de ses aspects factices et trop construits que l’on pourrait même qualifier de clownesques dans le mauvais sens du terme. Par ses interventions directes, soutenantes, déstabilisantes et respectueuses, il nous amène à progresser vers ces nouvelles clairières dans le « ici et maintenant ». Ce temps et ce lieu insufflent tant un sentiment de liberté intérieur personnel qu’une vérité dramatique dans le jeu du clown, la seule qui intéresse le spectateur.
Merci Gérard, j’ai grand désir de poursuivre l’aventure artistique et humaine.

Bernard, novembre 2009

Toujours très sincère, spontané, vif, le clown apporte une autre connaissance de soi-même.
À travers le rire permanent le clown m’a permis de découvrir, de faire vivre différentes facettes de ma personnalité.
Grâce à ce nez, j’explose tous les codes de société, les gênes, les interdits, les envies, les fantasmes…
Le nez qui fait rire, le nez qui change le corps, le nez fragile, nez à fleur de peau, le nez poésie, nez éclat de rire, rire jaune, humour noir, le nez rouge !

Guy-Loup, avril 2012

Je n’ai jamais été très doué pour posé par écrit ce que je ressens, mais je vais essayer.
Ce stage de clown était très enrichissant et je pense avoir beaucoup appris durant ces cinq jours. Tout d’abord, la découverte du travail spécifique à cette discipline qui m’étais totalement inconnu et j’ai vite pris conscience de sa difficulté. Ce qui as de compliqué dans ce travail est que le clown ne possède pas vraiment de cadre, contrairement à la commedia dell’arte où chaque personnage à un caractère bien défini, un canevas. On se base donc avant tout sur soi et cela à vraiment été difficile pour moi. Je suis venu à ce stage avec beaucoup d’à priori et cela m’a sans doute handicapé.
Malgré tout, j’ai passé un très agréable moment à rire et surtout à découvrir chez les autres de grands changements et des libérations. Ce stage nous a fait beaucoup de bien, j’en suis convaincu, que ce soit sur le plan individuel autant que collectif. J’ai été sensibilisé au travail du clown et je pense faire d’autres stage qu’y s’y rapporte puisque je me sens tout de même assez frustré par le fait de n’avoir pas eu le courage d’aller sur scène plus souvent. J’ai aussi particulièrement aimé les discussions en fin de cours qui m’ont permis de mieux cerner le travail effectué et le ressenti des autres élèves. Merci de m’avoir initié au clown.

Alban GUTIERREZ-ANDRE, février 2012

Gérard Gallego est l’image même du type agaçant que j’envie tant par sa sensibilité que par son intuition.
Je n’avais jamais vu un homme trouver, une à une et avec tant de facilité, les pièces du puzzle qui vous composent. C’est une tâche pourtant bien délicate et ardue que de savoir de quoi se constitue ce grand clown dans notre petit corps d’humain. Peut être qu’on approche alors cette part d’étoile, d’éternité, de Dieu (appelez ceci tel que vous l’entendez) qui permet à chacun d’entre nous de devenir universel. ÊTRE de choses simples et cesser de fabriquer, ÊTRE pour ne plus mourir l’espace d’un instant dans le grand moule des convenances, ÊTRE pour arrêter la pendule et se nourrir de l’instant présent, ÊTRE pour cesser la comparaison, ÊTRE pour être ce que nous ne devrions jamais cesser d’être… absolument et incontestablement nous même.
Voilà le beau voyage que m’a offert Gérard. Je renouvèlerai sans modération.

Patrick HAUDRECHY, Musicien

Vivre l’instant présent, accueillir son émotion avec sincérité et bienveillance. La partager avec autrui et apprendre à recevoir. Tout ceci dans une « bulle » de tolérance où chacun écoute et respecte la fragilité de l’autre.
Quelle belle aventure ce stage clown !
La route n’est pas toujours simple et facile, mais le plaisir est grand.
Les rencontres avec soi-même et l’autre sont d’une rare intensité: que du bonheur !

Anne CHAMBOLLE, Musicienne

J’ai vécu ce stage tout d’abord comme une belle aventure humaine, généreuse, riche en échange des expériences des uns et des autres.
Ensuite c’est une expérience personnelle unique, on se retrouve face à soi-même devant l’inconnu… Tu sais qu’il faut y aller mais tu t’accroches à ce que tu connais, alors Gérard Gallego ne se gène pas pour te pousser dans ce grand vide et là c’est agréable, tout est instantané, on écoute, on sent, on vit, on donne sans s’en rendre compte, on est. En fait, on ne fait plus, on apprend à « désapprendre »… C’est comme la quête absolue de l’authenticité, c’est passionnant.

Gaël RITEAU, Musicien

Travailler avec Gérard Gallego, c’est une histoire de « Là » !
Être là, être présent. En piste être vrai, le clown assume sa nudité ou bien « sortez ! » dira Gérard.
Gérard donne le la, donne la note; Il est là, il te regarde, il t’écoute et pas à moitié !
Et toute l’assemblée, a pris la note, pour te regarder et t’écouter; cette concentration est généreuse. Et Gérard dira : recevez ! C’est valable pour toute l’assemblée, c’est une énergie qui circule.
Quand tu es en jeu, tu donnes; Gérard ne te laissera pas dormir.
Mais ce n’est pas terminé, ensuite il faut recevoir, les rires, les sourires et la bienveillance.
Ce stage a été pour moi un vrai bonheur, il résonne encore en moi.
Gérard est un bosseur instinctif, un pédagogue généreux, vivant.
Il ne veut pas s’ennuyer, tant mieux pour nous !

Hélène MARTEAU, Comédienne

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages…. Même derrière le nez on ne se cache pas longtemps de « Monsieur Gérard », le regard perçant, le timbre enveloppant et le « hoy » trébuchant, c’est sous une parfaite bienveillance qu’il nous aide à accéder à des instants suspendus, privilégiés où la fragilité et la sincérité sont de mise pour laisser la place à l’enfant, la personne vraie, le clown qui se cache là quelque part, pas si loin…
Des larmes précieuses, des rires d’enfants, des personnes et personnages incroyables, du travail et de l’émotion, trois jours de stage passionnants…
Haut les cœurs, que de couleurs, on en redemande !

Cindy DALLE, Comédienne

Si j’ai nourri quelques inquiétudes au début du stage, probablement liées à ma découverte de cette discipline, j’ai été immédiatement rassuré par l’ensemble des stagiaires, et par Gérard Gallego lui-même, avec qui nous avons identifié les divers tapis de sol et autres tatamis avant de se jeter en l’air… La notion de sécurité était importante pour moi. D’ailleurs, le terme « bienveillance » a été largement utilisé tout au long du stage.
La grande pertinence des interventions du metteur en scène a permis à chacun de s’aventurer dans des directions nouvelles, en créant une saine atmosphère de travail et de recherche.
J’espère collaborer au plus vite avec celui qui « est peut-être l’un des derniers mecs à avoir assisté à la relève du tombeau de Lénine…

Sébastien POULAIN, Musicien

On en a vu d’autres. Des mieux rasés, des plus polis.
Mais celui là il me plait bien.
Parce qu’il « bienveille » sur nous même quand y a d’l’orage sous le chapeau qu’il ne porte pas.
C’est pas du genre à prendre des pincettes et que j’te « circonvolute ».
Avec ce gars là on fonce droit au but.
Sauf que des fois le but c’est très loin mais il a un tas de patience.
Je lui tire mon chapeau que j’ai.
Je tire également sur mes chaussettes de foot qu’en homme de goût il a su apprécier.
Vivement la revoyure.

Sylvie MANTOAN, Comédienne