Témoignages sur les stages de clown de théâtre


C’était un plaisir ton stage et une découverte pour moi cette discipline, ce monde du clown. C’est révélateur pour soi-même. Découverte aussi de chaque participant et comme il en va avec le théâtre je suis toujours étonné par tout le potentiel et par tout ce que les gens sont capables d’exprimer, de faire sortir d’eux même, et j’ai vraiment l’impression d’assister à spectacle toujours nouveau en les regardant. Et puis c’était vraiment drôle par moment !
il se pourrait bien que je remette ca !
Je suis ravi d’avoir fait ta connaissance.

Hervé, stage à Amboise, octobre 2017

Même plusieurs jours après, après être sorti de la bulle, après être revenu dans une autre forme de réalité et de quotidien, il n’est pas facile de poser des mots sur ce que l’on a vécu sous cette Charpente. Gérard nous emmène avec toute son énergie à rechercher en nous cet hôte que l’on nomme clown. Il nous annonce d’entrée de jeu qu’il est possible de repartir sans l’apercevoir, sans trouver trace de lui. Alors, on gratte, on fouille, on fait émerger du matériel que l’on garde pour plus tard ou que l’on relâche aussitôt. Gérard en maître de cérémonie a su (une fois de plus) créer un groupe hétérogène dans une ambiance conviviale de travail.
Être logé tous ensemble nous a permis de rapidement nous rencontrer, de manière à faire se rencontrer nos clowns sur le plateau. Si bien que le dernier jour, il nous a fallu dire au revoir non pas à dix mais bien à vingt personnes. Arrivé à Amboise face à un grand vide, je repars avec cette impression d’être à l’entrée d’un immense parc d’attraction à découvrir avec un nouveau compagnon. Je ne sais pas si j’ai trouvé mon clown mais, à l’instar d’Alice j’ai suivi le Lapin Blanc et il reste un monde à explorer, à construire.
Je cherchais une nouvelle expérience théâtrale, une mise en danger, une réflexion, j’ai trouvé tout cela et bien plus durant cette semaine de stage. Un grand merci à toute la troupe, un très grand merci à Gérard. A très bientôt tout le monde, avec ou sans nez.

Bertrand MANZANO, stage à Amboise, juillet 2017

De la bienveillance, bien nécessaire en cours de clown (!), mais aussi de la surveillance… et précise, de ce que peut donner le clown, de ce qu’il n’ose pas, ou ne peut pas, ou ne veut pas livrer. Là Gérard agit, avec dynamisme.
Il laisse aussi à l’histoire le temps de surgir, et, au clown, le rythme de la cultiver ensuite. Mais toujours vigilant, il intervient à propos.
Avec ce stage, j’ai compris, appris et vécut… que demander de plus ?
Ah si, la convivialité et la bonne humeur qui étaient bien au rendez-vous !
Merci et à bientôt, Gérard.

Karine FILHOULAUD, journaliste, juin 2017

La nature du clown, exploré à travers tes exercices, qui se réalise dans une appréciation et une conscience de l’instant présent la recherche d’une forme de liberté sauvage, dans l’improvisation et l’intuition m’a beaucoup plus. C’est ce que je trouve de plus jouissif dans le théâtre ( au vu des mes quelques expériences ), le fait de repoétiser le monde d’une manière soudaine, brute, intuitive qui nous est donnée par cette énergie propre au plateau et au jeu. Il y avait dans ton travail un appel à cette l’instantanéité de la proposition de jeu : l’exercice des photos, l’improvisation, le fait d’user des émanations du public, de la contingence de l’environnement…
Tes exercices m’ont montré à quel point l’univers drôle et poétique du clown est propice à cette forme de création chaque clown était unique, avec son univers, qui s’ouvrait à l’Extérieur et se nourrissait de l’environnement. Je les ais tous trouvé beau dans leur univers. Tu as travaillé à cette ouverture à travers les exercices ou le clown sur scène devait caricaturer le public et ce qu’il en émanait mais aussi dans les exercices d’impro en groupe ou les clown devait être à l’écoute de leurs partenaires et savoir se nourrir de ce qu’ils proposaient volontairement ou pas ( je repense au moment ou la chaussure de maxime Christian couiné et ou Yanis a tout de suite joué avec cela mais maxime a réagit trop tard. ) Ou encore dans celui des démarches ridicules que les autre clowns devaient copier. Ainsi que l’exercice ou l’on s’envoyait des gens qui avait les yeux fermé, celui-ci obligeait les « lancé » à se plonger dans leur monde grâce à leur confiance en eux et en les autres, leur lanceur.
Tu as dit à la fin que si l’on arrivait à designer Philippe c’est que l’on avait pas su se laisser aller en sois même et dans les autres,j’aime cette idée de lâcher prise, de se permettre de rentrer dans son univers tout en le faisant sortir pour les autres…
D’exprimer une émotions sans la ressentir mais que cette émotions soit tout de même vraie grâce à tout se qui se créé autour d’elle et grâce à ceux qui la reçoivent.
Tes exercices faisaient travailler à la fois la création par l’intuition et la spontanéité, la confiance et l’écoute en soi et en les autres, le développement de son propre univers et comment le rendre ouvert et l’offrir à tous à travers le personnage du clown.
Cette observation m’a donné envie de faire un stage de clown et de continuer à explorer l’art du Théâtre. Merci beaucoup de m’avoir permis d’observer cette après-midi de stage, elle fut enrichissante pour moi et vraiment drôle, rien que pour les voir tous avec leur nez rouge ça valait le coup !

Nathan ANDRÉ, Conservatoire du Mans, février 2017

J’ai beaucoup aimé ce week-end à la découverte de notre clown en gestation … depuis Géraldine est née et ne me quitte plus !!!

Véronique, pratiquante amatrice, février 2017

Merci pour ces 11 premières heures de Clown dans ma vie!
Ce ne seront pas les dernières j’en suis convaincue ou presque car rien n’est jamais fixé dans un sens comme dans l’autre.
Mais en tout cas voilà longtemps que j’avais envie de me « frotter » à cet univers et je suis ravie de l’avoir fait dans ces conditions: jolies, confortables, bouleversantes, déstabilisantes, enrichissantes, épuisantes …. C’était super! Oui je sais je sors!

Ly CHOUN, pratiquante amatrice, février 2017

Ce stage a été formidable. Dans le sens littéral du terme.
Le Clown n’était pas, pour moi, une évidence. Je ne me suis jamais considérée avec un potentiel comique, d’abord. Ensuite, évoluant généralement avec un jeu « technique » appréhender le Clown fût une véritable épreuve pour moi, je devais tout remettre en question et accepter d’être là, avec une sincérité la plus pure.
Il s’est vraiment passé quelque chose en moi pendant et à l’issu de ce stage. Je sais/sens qu’il sera déterminant pour ma poursuite artistique/professionnelle. J’ai découvert un lâcher prise. J’ai re-découvert les sensations qu’apportent l’ouverture et la sincérité au Théâtre. L’Autre. La générosité. Le Temps Présent.
Si je ne ferai pas du Clown ma discipline de prédilection, cela restera comme une expérience forte, intense et pure. Une fondation.
Merci, réellement, d’avoir été là.
Si je devais choisir Un mot pour ce stage, ce ne serait pas Sincérité, ou Partage mais Humanité. Bel et bien.
Je pourrais encore m’épancher quelques pages durant, mais point trop s’en faut, restons concis.
Merci encore. Merci infiniment.

Léa LEVASSEUR, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Durant ton stage j’ai pu retrouver un véritable plaisir du jeu sur scène que je n’arrivais plus à avoir depuis quelque temps, cela a été précieux pour moi car j’ai pu ensuite réutiliser ce plaisir durant les cours de Philippe. J’ai trouvé que les contraintes imposées dans tes exercices nous offraient en fait de nombreuses possibilités de jeu, et une très grande liberté sur scène. C’est la première fois dans un stage de conservatoire que mes camarades et moi, nous nous somme sentis à la fois avec de grands fous rire tout en étant en même temps dans une grande concentration. Car ce que je retiendrais également dans ce stage : c’est la concentration totale et la vigilance permanente nécessaire pour le jeu du clown. Je pense que c’est d’ailleurs cette concentration qui a fait que nous nous somme tous sentis physiquement épuisés plus vite que d’habitude. Ce stage à donc été extrêmement enrichissant et je sens que nous n’avons abordé qu’une infime partie de ce que peut être le clown et j’espère pouvoir le retravailler un jour, car il est vrai qu’un stage de trois jours n’est clairement pas suffisant. J’espère que nous aurons l’occasion de retravailler avec toi car toute la classe et moi-même avons énormément apprécié l’ambiance décontractée que tu as instaurée, ainsi que ta bienveillance et ta gentillesse envers nous.

Jessy TROCHERIE, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Ce stage a réveillé beaucoup de choses en moi. J’ai éprouvé un plaisir différent de celui que j’ai d’habitude au plateau. Le plaisir, peut-être, de laisser aller un moi qui est moi au plus naturellement des choses, qui ne réfléchit pas. Le plaisir de se donner tel qu’on est réellement à l’intérieur, puisque c’est ce qui était demandé : pour une fois il ne fallait pas tel ou tel masque pour correspondre à une situation ou une personne donnée, il fallait être le plus sincère possible. Or c’est ce que je recherche chez les gens, c’est ce qui me plait dans la relation avec eux, et c’est ce qui a fait que ces trois jours, bien que je l’avais déjà avant, ont développé en moi une réelle tendresse et confiance envers les autres et envers Gérard Gallego. En fait, ce stage m’a vraiment touchée, de par la bienveillance qui y a régné. Le travail sur l’amour propre, et la peur de l’erreur, du « mal faire », est vraiment important, je l’ai vu quand au fur et à mesure, nous nous sommes permis plus de choses, plus de risques, et du coup plus amusés. Et bien que le clown soit très compliqué à percevoir, à être, à faire, et que nous n’avons pas encore approché le tiers de tout ce qu’il peut offrir, et qu’il me fasse encore peur, je me suis réconciliée avec lui, et peut-être aussi un peu avec moi.

Emma PARIS, Conservatoire du Mans, janvier 2016

Personnellement je suis arrivé à ce stage avec beaucoup d’appréhension parce que je suis assez nul en improvisation pour le moment, et les rares fois où je m’y suis frotté je me suis pris de monstrueuses gamelles. Entre ça et le fait que je ne connaissais pas l’univers du clown de théâtre et que je pensais qu’il s’agissait du clown de cirque (que j’ai en horreur), je partais pas super convaincu, mais pourtant curieux tout de même parce que Philippe t’avais très bien vendu. Il est arrivé tout ce que je redoutais (je me suis pris des fours, des murs, j’ai été terrorisé, j’ai pas arrêté de me planter) mais par contre j’en ai pas du tout retiré ce que je pensais. Parce que même si je ne me suis pas amusé tout le temps (c’est arrivé quand même !!!) et bien je crois bien que ce que tu m’as appris pendant ce week-end c’est à mettre l’ego, non pas de côté, mais juste là où il doit être. Savoir reconnaître où on s’est planté, pourquoi, et surtout se dire que c’est pas grave et que si tout était parfait du premier coup, bah la vie serait vite chiante. Sur le tout dernier passage je me suis beaucoup amusé par contre, j’ai trouvé énormément de plaisir dans le jeu, et surtout j’ai compris (je crois) d’où venait le plaisir, ce qui me motive beaucoup à retourner au texte, puisque ces derniers temps avec Philippe j’avais un peu perdu ça. Je venais sur scène pour être technique et plus vraiment pour m’amuser, ce qui est un peu con puisque je suis au conservatoire à la base pour m’amuser.
Donc pour ça je te dis un grand MERCI !!!
Si je dois plus parler du sujet du stage, je dois dire que je suis vraiment bluffé. Je ne connaissais pas du tout l’univers du clown et c’est très fort, c’est très vrai en fait. On rit souvent, mais derrière le rire on sent qu’il y a des sentiments, c’est pas du rire moqueur du tout, et c’est très enrichissant d’être spectateur face à ça parce que finalement on y croit. Les exercices que tu nous as proposé étaient très intéressant, et il y en aurait certains qu’il faudrait qu’on arrive à refaire entre nous comme échauffement avant des cours, ce pourrait être très enrichissant. Et puis je vais finir ce mail en remerciant aussi ton attitude en tant qu’intervenant de stage et enseignant pour le week-end. Je t’ai trouvé très humain et très bienveillant dès le début, exigeant aussi, mais ce n’est pas un défaut à mon sens, et je vais garder un excellent souvenir de ce week-end !
En espérant refaire un stage avec toi d’ici peu et très amicalement !

Paul BRICLER, Conservatoire du Mans, janvier 2016

« Le clown est, sans doute, la discipline la plus difficile au théâtre. »
La couleur est donnée d’emblée…
Avant ce stage, le clown est une pratique qui m’était totalement inconnue : cinq jours pour découvrir un monde, autant le dire la tâche va s’avérer ardue. Sans grand préambule, on se lance dans l’arène, à cœur perdu. Le rythme est acharné, on monte en selle, on tombe et on recommence. On tente des improvisations scabreuses, on passe à la parole avec le sentiment dérangeant de n’avoir jamais su s’exprimer, on est assailli par un lot de frustrations et d’incompréhensions. Le clown finalement c’est moi. A moi de me laisser toucher, atteindre par la magie de l’instant, à moi de créer avec le vide qui s’offre à moi. On apprend à transgresser, on retrouve le plaisir de la scène, on renoue avec les fondamentaux du théâtre, l’espace s’offre à moi, je dois m’en emparer, mon corps est observé, je dois l’avoir en conscience, ma voix est là, il faut qu’elle sorte. On utilise des quantités phénoménales d’énergie, on est épuisé mais finalement, tu veilles sur nous, tu puises dans tes propres réserves pour nous emmener plus loin. Aussi inconfortable que soit la scène à cet instant précis, on se sent bien, guidé solidement par ton expérience et ton regard. J’ai vécu le vide et l’échec, mais tu as su me faire rebondir et pour cela je te remercie. Merci pour ton enseignement, ta patience, ton dévouement et l’intérêt que tu as porté à chacun d’entre nous. J’ai ressentis ce stage comme très bénéfique et complet dans ma formation de comédien, il ne me reste plus qu’à tout digérer.
Au plaisir de te revoir, je te souhaite une bonne continuation.

Simon GARREAU, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Lorsque ce stage de clown de 5 jours s’est fini, j’ai ressenti un sentiment de frustration qui s’est transformé en curiosité.
En effet ce stage a été pour moi comme l’apprentissage d’un jeu, où il faut savoir redevenir un enfant. Je comprends pourquoi les acteurs n’osent pas s’y frotter si facilement. Le risque, le vide, la peur de ne pas tout contrôler, voilà ce qui effraie. Pourtant, à partir du moment où l’on décide de se laisser surprendre et de respecter les codes données auparavant, on jouit d’une liberté incomparable, l’espace devient un terrain de jeu et, comme un enfant, on redécouvre le plaisir des choses simples, des premiers rires.
Je considère qu’avoir participé à ce stage est une chance. En une semaine, j’ai pu passer par beaucoup d’états. Le premier jour m’a intrigué, et le second fut terrible. Quand on comprend mais qu’on y arrive pas, c’est le mieux pour s’agacer et se planter.
Mais en laissant reposer les informations données et en observant les évolutions des mes partenaires, j’ai commencé à prendre le rythme demandé, et j’ai senti l’évolution sur le reste de la semaine.
En résumé, le jeu de scène du clown m’a intrigué, accroché, m’inspire et j’en demande encore.

Damien DEBONNAIRE, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Ce stage de clown a été un défi de chaque jour. J’étais constamment partagée entre l’envie de m’éclater sur le plateau et la peur de remettre le nez rouge. J’y prenais plaisir, mais je redoutais le moment où je devais me retrouver nue derrière mon clown. Je comprenais, hors plateau, que le nez, le clown était une protection en soi, que la sincérité était plus intéressante quand elle se montrait vulnérable, sensible ; mais sur scène, la théorie ne sert plus et je me suis retrouvée à essayer d’atteindre cette liberté du clown dont on parlait, tout en freinant des quatre fers, par peur je crois d’être exposée et vulnérable. De perdre le contrôle. Ce blocage constant m’a un peu gâché le plaisir. Je crois aussi avoir un côté bonne élève qui veut toujours avoir bon, or le clown par définition ne réussit rien de ce qu’il entreprend. Je n’ai pas réussi à ne pas réussir, ça m’a un peu frustrée, je pense. Toutefois, j’ai énormément appris, resitué mes problématiques, vu où j’en étais, et j’ai vraiment eu la sensation de progresser sur ces cinq jours. Comme je l’ai déjà dit, la difficulté n’a pas diminuée mais elle s’est déplacée. J’en ressors avec une idée plus nette de ce qu’est l’art du clown, et mon envie d’en faire est intacte, elle s’est juste elle aussi déplacée : je n’ai plus tant envie d’en découvrir davantage que de m’y confronter à nouveau (je pèse mes mots), et de me dépasser. Je considère un peu le clown comme un challenge personnel, en vue de progresser et de m’amuser plus.

Maeva MOTRAIS, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

On apprend à dompter, accepter, faire une place à, être, ce clown que l’on ne connaissait pas, ou qu’on avait oublié, on s’oublie soit-même.
On enfile un nez rouge, le sien, le notre, on pense être un autre, pas vraiment.
On se laisse aller, aller à la sensibilité, on l’accepte.
On prend conscience de sa singularité, on en joue, qu’elle est belle !
On entre, on essaie d’être là, on est là, au présent, on ne l’est plus, « Sortez! ».
On est secoué mais pas moins respecté.
On attend, on attend beaucoup, que les choses viennent, les plus simples, les plus riches, celles qu’on ne fabrique pas, on les saisit, on passe à côté parfois, souvent, « Sortez! », quel dommage, on est frustré.
On se sent seul d’abord, et quand vient le partage ensuite, sincère, quel plaisir.
On est libre, on a le sentiment de l’être.
Merci.

Quentin BOUDAUD, Conservatoire de Nantes, octobre 2013

Faire du clown de théâtre c’est expérimenter la vie, la rencontre de l’autre, l’autre comme partenaire et l’autre comme spectateur. C’est apprendre à être tour à tour spectateur et acteur de ses propres émotions, à être présent. Grâce à la perspicacité et la bienveillance de Gérard Gallego, faire du clown de théâtre, c’est faire et refaire l’expérience de la corrida, tour à tour torero ou taureau mais sans mise à mort. Alors il faut en profiter!

Alain BOUTHIER

Personnellement j’avais quelques appréhensions vis à vis de ce stage.
Je ressentais une certaine peur de l’improvisation, ou encore du « bide ». De plus, ayant vu plusieurs spectacles de nouveau cirque avec du clown de théâtre, et étant (comme Mathilde) une grande amatrice de James Thierrée et de sa famille, me confronter à cette discipline m’impressionnait beaucoup. Comme j’ai raté une demi journée la peur a mis du temps à s’envoler. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai voulu me confronter
seule au vide dès le mardi matin. A cet instant le plaisir a dominé, malgré le vertige. Ce qui m’a aidé à avoir confiance, c’est qu’il est évident que tu as su voir vraiment chacun d’entre nous, il y a donc eu une réelle dimension humaine dans ce stage. Ce qui ressort également c’est une grande émotion. D’abord parce que le clown est vulnérable et sensible, poreux à toutes les choses qui le traversent et l’entourent. Je pense même qu’il est empathique. Il révèle également les émotions de celui qui porte le nez, et celles de ceux qui le regardent, parce qu’il appelle notre part d’enfance dans tout ce qu’il y a de spontané, d’imaginé, de vrai et de concret. C’est aussi un être (un alter) bon, jamais profondément méchant, même s’il peut être furieux, il ne veut pas de mal.
D’autre part cela me touche, m’émeut même, de voir quelqu’un se trouver avec le clown, être témoin d’un déclic. En effet, voire Olivier aussi bien, autant dans le plaisir et nous le faire partager, c’est un moment fort, c’est une évidence qu’il y a eu une réelle rencontre entre lui et le clown.
Enfin, comme je le disais plus avant, j’ai vraiment le sentiment (et c’est assez rare) d’avoir été vue. Et que cela fut valable pour tous. Nous n’avons pas été qu’un groupe, nous avons aussi été des personnes à part entière. Et je crois aussi avoir vu certains d’entre nous différemment, en tous les cas : mieux. C’est une certitude j’ai aimé cette semaine, et j’aime le clown. Je me suis sentie valorisée. J’ai adorée voir mes camarades, et il m’en restera d’excellents souvenirs. J’ignore si je continuerai à en faire, mais ce que j’ai vécu me servira.
L’année prochaine je vais reprendre des études théâtrales plus théoriques à la Sorbonne Nouvelle, mais c’est évident qu’il restera des traces de ces cinq jours, et qu’au bon moment, je saurai convoquer ces sensations.

Camille DANVEAU, février 2012

« Un vieux pote à vous »

En effet, ce vieux pote à moi, je l’avais oublié.
Je ne savais même plus à quoi il ressemblais ce personnage faisant partie intégrante de mon enfance qui aime rire très fort et pleurer en abondance à chaque instant ou se passe une action.
Cette sensibilité à fleur de peau qu’il faut savoir dompter pour pouvoir accepter une partie de soi enfouie sous des combles de blocages psychiques. Explorer ces états d’âme sous toutes ses formes, même vulgaire, m’ont permis d’avancer dans mon travail de comédien. Le Clown me paraissait être beaucoup plus facile à adopter que d’adopter un personnage ordinaire. Mais le clown est un personnage « extraordinaire ». Votre détermination et votre sincérité m’ont permis d’éveiller ma curiosité par rapport à cet Art. Le personnage sans aucun doute le plus mélancolique qui soit que j’ai dû chercher et puiser en moi.
Une cruelle poésie, mais si belle en sois. Dans la vie, j’ai beaucoup de mal à exprimer des choses, même simples, et le clown de mon point de vue, c’est « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ».
J’ai encore du mal à laisser couler les choses et ne pas « fabriquer » quelque chose, mais j’aurais essayé, et c’est une expérience réellement positive que d’avoir pu apercevoir ne serait-ce qu’un millième de la composition d’un rôle comme celui-ci, si riche et si tendre à la fois. Je pense que pour réellement toucher les spectateurs, il faut de la simplicité et de la spontanéité. (et que c’est difficile…)
Encore merci pour tout ce que tu as fait pour nous, j’aimerais en dire plus mais c’est un résumé de ce que j’ai ressenti par rapport à ce stage. Tu recevra sans doute le rapport de stage que je vais pondre pour Phillipe Vallepin. Bon retour à Paris, et bonne continuation dans cet art vraiment magique.

Rodrigue TARDIVEAU, février 2012

Au clown, il faut avoir la patience et la force d’attendre que le monde vienne à ses pieds. » Si j’ai appris quelque chose de fondamentale cette semaine, ce serait la résistance. Résistance au vide, à la provocation, au regard des autres et surtout à l’échec. J’ai vécu ce stage de clown très bien et très mal à la foi, j’ai été déstabilisée, remise en question et bousculée, mais je ne le regrette pas. Je ne m’attendais pas à ce que le Clown à l’inverse d’un masque, soit une totale mise à nu devant les autres, nos faiblesses étant révélées avec une simplicité effrayante. Mais grâce à ça j’ai appris à assumer ma présence sur scène, à éprouver l’inconnu. En fait le clown, c’est accepter de se jeter dans la gueule du loup et s’en réjouir. En tant que spectatrice ce fut parfois des moments fabuleux où je voyais des camarades se métamorphoser et se révéler. J’ai découvert dans le clown, une façon de jouer sans réfléchir et sans l’exigence que l’on a souvent dans le théâtre. Lorsque j’ai assumé ce que je faisais, je me suis vraiment amusée sur scène, et quand j’y réfléchi, je ne sais pas si ça m’était déjà vraiment arrivé. J’ai pour ainsi dire « dédramatisé » la scène et l’idée d’échouer. Au clown, on échoue constamment, on se trompe, mais finalement c’est le meilleur exercice qui soit. Malheureusement j’ai encore beaucoup de mal à accepter l’échec mais je pense que ce stage m’a fait progresser là dedans. Je pense que si ma sensibilité a autant été touchée, c’est parce que, comme tu l’as dit, je suis jeune et je n’ai surement pas encore construit une carapace assez solide. Mais au moins j’en ai vu les prémices cette semaine, alors merci de m’avoir bousculée autant. Je crois qu’au début du stage, j’ai eu beaucoup de mal à distinguer mon individualité et celle de mon clown, j’étais Mathilde avec un nez rouge. Puis à force j’ai compris qu’il fallait prendre tout ça avec distance et que mon clown était en fait une facette de moi que je n’avais pas encore explorée et que j’ai finalement découvert avec joie. J’ai appris également l’importance d’être concrète et précise sur scène, j’ai l’impression que si l’on y parvient on a déjà fait la moitié du travail et je sais que cela me servira au théâtre. J’ai découvert à quel point le monde du clown de théâtre est riche et intéressant et presque plus rigoureux que tous les autres arts vivants. Pour le moment, je ne pense pas que je désire faire du clown plus tard, peut-être que c’est par égoïsme, parce que je suis à l’aise en théâtre et que je choisi la facilité mais cela ne m’empêche pas d’avoir été conquise par ce monde. J’ai envie de mieux le connaître et je referais un stage comme ça avec plaisir car il me bouscule et me montre à quel point j’ai des choses à apprendre. Le clown m’a fait redécouvrir des facettes de l’enfant que j’ai étais et m’a fait découvrir des facettes de l’adulte que je serais. Merci encore Gérard Gallego.

Mathilde Édith MENNETRIER, du Conservatoire de Nantes, février 2012

J’ai quitté mon clown hier soir, après trois jours d’intense paradoxe partagé !
Mon clown est en moi sans être moi, mais avec lui mon amour pour moi est sans conteste chargé d’une dimension exaltante, et ce lâcher prise est possible car les Yeux de Gérard Gallego sont si impliqués et si sincères, que les mots sont aussi doux que le ton est rude.
Il faut accepter d’être guidé pour rencontrer ses émotions et enfin, donner tout ce que l’on a, au plus profond, et recevoir tout ce qu’il nous est possible de percevoir.
De l’amour exprimé tantôt par les pleurs de rire et tantôt par des larmes du cœur par ces clowns et leurs propriétaires, si beaux dans leurs engagement à être ici et maintenant.
Les trésors de mon existence sont dans l’existence de ces espaces temps où mon humanité est reconnue dans et à travers celles des autres.

Virginie PORTEBOEUF, février 2010

Tout d’abord une chouette équipe, au sein de laquelle on se sent bien et qui donne envie de donner (ou du moins d’essayer)… un petit air me vient en tête « c’est l’aventure humaine ouais »…
Ensuite cette découverte du clown, que je n’ai pas encore, mais bon dieu d’un casque de poilu, qui me donne envie de le chercher et de le nourrir.
J’ai justement joué hier « la veillée » (pièce que j’ai écrite sur 14-18 maniant l’humour noir), et j’ai réussi à de nombreux moments à mettre mon cerveau de côté et à être plus à l’écoute de mon partenaire et à me laisser surprendre, ce que j’arrive aisément à faire avec mon personnage de bossu dans « la belle et la bête » mais difficilement avec cette pièce, sans doute parce que le personnage est très proche de moi. Savoir prendre des risques, se faire confiance, à soi, à son instinct, à ce qu’on est, voilà ce que ce stage m’a amené dans ma réflexion sur le jeu d’acteur.
Ton regard bienveillant sur ce qu’on pouvait proposer en plateau.
Ce stage m’a donné envie de poursuivre l’aventure sous le nez rouge, d’explorer, de tenter des choses.
Tout est encore un peu flou pour le cartésien que je suis… Je ne pense pas être fait pour le clown mais je pense qu’il peut m’être très bénéfique dans mon jeu en règle général.

Laurent PEAN, avril 2012

Une semaine de formation vient de s’écouler pour moi. C’est ainsi que je viens tardivement compléter ces marques de chaleur…
J’ai passé un superbe moment. Un temps de pratique rempli de générosité et de bienveillance. C’est le sentiment qui m’était resté du stage de juin 08. Il est encore là, ce beau mot.
J’ai été tellement rempli que j’ai eu du mal à trouver le sommeil alors que ce n’était pas la fatigue qui me manquait. C’est comme certains moments de pratique d’aïkido qui m’énergisent et me font ressortir plus lucide alors qu’après la journée, mon esprit, mon autre moi, me dit de rester à ne plus rien faire.
Rire aussi c’est tellement bon, et cela ensemble. Ce sont des moments d’intimité qui nous renforcent. Merci à tous, à vos clowns, merci à Solidart, à Karm@. De belles perspectives pour faire évoluer ce projet SOLIDE.

Stéphane CHABOT, mai 2009

Un petit mot pour te remercier d’avoir animé ce stage clown d’une grande qualité.
Merci pour ton écoute, ta bienveillance et ce talent que tu as pour faire accoucher les gens d’eux même. Un très beau talent en vérité. Gardes-le précieusement! Par les temps qui courent on en a besoin pour aider l’humain à grandir.
Je dois dire que je me suis sentie en confiance tout au long de ce week-end, ce qui est très rare chez moi.
Petit à petit je sens que la confiance grandit et que progressivement, je prends mon espace et ma place tranquillement.
Au plaisir d’un nouveau stage…

Anne CHAMBOLLE, Comédienne à Nantes, mai 2009

Je dois t’avouer que j’avais un peu les pétoches avant ton stage. Peur du poncif « trouver son clown » ou quelque chose qui aurait à voir de près ou de loin avec de l’introspection.
Dès le début du travail que tu nous as proposé, cette appréhension s’est dissipée car au contraire j’ai découvert une mise au jeu par des notions d’immédiateté, d’espace et d’attachement au moindre geste, au moindre détail… et ça m’a vachement plu.
J’ai aimé aussi ta capacité à dédramatiser l’échec entre autre en l’incorporant au jeu improvisé, à guider les esquisses de clowns perdus dans la forêt.
Et puis c’est vrai, t’es gentil avec les p’tits nouveaux.
Pour finir, j’ai envie de te dire que ces trois jour-là m’ont filé la patate et remué les méninges alors merci à toi.

Pauline RUMEN, Comédienne à Nantes, janvier 2012

Grâce aux cours de Gérard Gallego, j’ai appris à faire de mes défauts une réelle force, et j’ai pu acquérir le pouvoir de faire rire arme massive et non dangereuse qui ouvre bien des cœurs et des portes merci à vous.

Soizig

L’atelier clown de Gérard Gallego est très riche : on y apprend la technique clown, à se mettre à nu, à s’écouter, écouter les autres, vivre l’instant présent, se transcender, transgresser ses limites et l’état existant des choses. Pour cela on y fait des exercices variés et des improvisions ; on apprend beaucoup et on rit beaucoup à se voir jouer les uns et les autres. Chacun se découvre un propre clown qui évoluera au cours de l’année et qui n’a pas fini d’évoluer… La fin se termine par un spectacle au théâtre Sorano.

Aurélia PIE

On ne fait pas le clown, on le laisse faire » disait H.Miller. C’est cette très belle aventure pleine d’émotion en tout genre, aux chemins parfois escarpés d’épines, mais toujours avec ce regard bienveillant de Gérard Gallego, que nous avons vécue tout au long de cette année théâtrale. Une merveilleuse histoire aux nez rouges où nous avons appris à recevoir pour enfin « oser » et se surprendre ! Au bout de l’aventure plein de souvenirs en communs, de complicité partagée et un spectacle éblouissant !
Du bonheur dans un monde de brutes quoi !…

Frédérique GERBAULT

Partir à la découverte de son clown, c’est se faire un cadeau précieux. C’est se donner le temps d’être avec l(es) autre(s) et à l’écoute du monde qui nous entoure. C’est aussi oser tomber les barrières pour apprendre à entendre et partager ses émotions. Pendant cette année de cours, Gérard Gallego a su créer le climat de confiance, de bienveillance et d’humour pour faire « éclore » le clown en chacun de ses élèves.

Anne VARIN

Le Clown, c’est comme quand tu viens de prendre un petit coup de soleil qui aurait séché. Ça commence par une fissure, imperceptible, puis ça se craquèle, doucement… Presque personne ne le remarque, sauf lui : « J’ai Rare ». Il regarde. Il voit derrière la fissure, l’empire des possibles, les mondes dont nous sommes faits.
La porte de l’humain est ouverte…le Clown peut entrer…

Cécile BERTRAND, Psychologue à Paris, mai 2011

Le Clown, c’est un déménagement. T’habite dans un appartement depuis 30 ans et tu as eu le temps d’entasser, d’enfouir, de cacher… et puis, il faut déménager !
Et là, tu retrouves des choses qui t’appartenaient et que tu avais complètement oubliées : les amours, les souffrances, mais aussi les peurs et les joies de l’enfance. Il n’y a pas de limites à l’imaginaire et l’inconscient. Le clown n’en a pas non plus… Nous n’avons que les limites que nous nous donnons… Le clown appelle notre démesure et fait voler en éclat…nos choses sûres…

Céline DUBOR

Faire connaissance avec son clown, le rencontrer, l’observer, l’accepter … Merci à toi Gérard Gallego pour ce stage de 3 jours, une expérience intensive, parfois dure mais tellement passionnante. D’acteur à spectateur, les bons moments ne se comptent pas durant le stage ! Pour moi, c’est à refaire !!! Encore merci pour tous ces instants de partage.

Cédric FAYE, Comédien

Au départ, j’ai le cerveau plein. D’idées, de croyances du clown. Les spectacles vus, Chaplin, et aussi l’inconscient. Le clown c’est aussi un rêve. La magie de mon enfance. Alors c’est difficile… De passer de l’autre côté, de quitter l’œil de l’enfance, celui que j’ai lorsque je suis spectatrice.
Mais tu nous dis « on y va ! » et tu nous plonges dans le vif. L’instant présent…Le vide… Il faut se mettre au diapason très vite, ouvrir la porte, sans comprendre tout de suite.
C’est une véritable tempête dans mon ventre. Rires, pleurs, colère, peur… Les émotions sortent pèle mêle sans que je puisse les arrêter. Comme un mécanisme qu’on secoue pour voir s’il marche. Alors on se met à écouter ce qu’on cachait, protégeait avant.
Et ça palpite ! Ça palpite parce qu’on est dans le vrai, parce qu’il n’y a plus de frontières entre le moi véritable et le moi acceptable. On est nous même pourtant on porte le masque, le costume.
Ça palpite surtout parce qu’il n’y a plus que sensations. (Ça réveillerait un mort d’ailleurs !)
Ça réveille, émerveille parce que les murs ne sont pas durs, parce que le public est un ami, parce que tout ce qu’on ne voit pas existe, là. Tout prend vie. Et c’est ça qui me comble de joie.
Tous les humains se ressemblent. Nous avons aussi des différences et c’est cela qui a pu nous séparer. Mais ce qui reste d’universel, c’est le sensible.
Et le théâtre et le clown lui donnent vie.Rassemblent nos différences.
C’est peut-être de la vie en plus condensé, en moins distillé..
De la Sur Vie. Merci beaucoup Gérard Gallego.

Marie LAURICELLA, Conservatoire de Nantes

Avec chaleur, exigence et doigté, Gérard Gallego conjugue, au temps composé de la jubilation, de la confiance et de la disponibilité : je suis sponta-nez/tu as chanté/il, elle a libéré/nous rions à (rouge) gorge déployée/vous tourbillon-nez/ils, elles ont don-nez.
Et nous avons tant reçu !
Tricoteur de personnalités en un merveilleux « montre-nez » chamarré-chatouillant-douillet.
Fermenteur de saynètes à fines bulles, pétillantes et grisantes… il taille le diamant brut à mains nues, le faisant jaillir en mille éclats irisés.
Bravo, bravo !!!
Encore, encore !!!

Florence H-L, août 2009

Un masque, même symbolique, permet une vie relationnelle pour nous et les autres, en particulier il protège de l’ambivalence humaine de chacun ; Et c’est le paradoxe de « ce rien de petite boule rouge » que de nous permettre d’aller, comme un enfant, à la rencontre de ces régions inconnues,présentes depuis toujours, mais ignorées du fait de leur dangerosité réelle ou fantasmée ; Le parcours proposé par Gérard Gallego cherche à épurer notre masque de ses aspects factices et trop construits que l’on pourrait même qualifier de clownesques dans le mauvais sens du terme. Par ses interventions directes, soutenantes, déstabilisantes et respectueuses, il nous amène à progresser vers ces nouvelles clairières dans le « ici et maintenant ». Ce temps et ce lieu insufflent tant un sentiment de liberté intérieur personnel qu’une vérité dramatique dans le jeu du clown, la seule qui intéresse le spectateur.
Merci Gérard, j’ai grand désir de poursuivre l’aventure artistique et humaine.

Bernard, novembre 2009

Toujours très sincère, spontané, vif, le clown apporte une autre connaissance de soi-même.
À travers le rire permanent le clown m’a permis de découvrir, de faire vivre différentes facettes de ma personnalité.
Grâce à ce nez, j’explose tous les codes de société, les gênes, les interdits, les envies, les fantasmes…
Le nez qui fait rire, le nez qui change le corps, le nez fragile, nez à fleur de peau, le nez poésie, nez éclat de rire, rire jaune, humour noir, le nez rouge !

Guy-Loup, avril 2012

Je n’ai jamais été très doué pour posé par écrit ce que je ressens, mais je vais essayer.
Ce stage de clown était très enrichissant et je pense avoir beaucoup appris durant ces cinq jours. Tout d’abord, la découverte du travail spécifique à cette discipline qui m’étais totalement inconnu et j’ai vite pris conscience de sa difficulté. Ce qui as de compliqué dans ce travail est que le clown ne possède pas vraiment de cadre, contrairement à la commedia dell’arte où chaque personnage à un caractère bien défini, un canevas. On se base donc avant tout sur soi et cela à vraiment été difficile pour moi. Je suis venu à ce stage avec beaucoup d’à priori et cela m’a sans doute handicapé.
Malgré tout, j’ai passé un très agréable moment à rire et surtout à découvrir chez les autres de grands changements et des libérations. Ce stage nous a fait beaucoup de bien, j’en suis convaincu, que ce soit sur le plan individuel autant que collectif. J’ai été sensibilisé au travail du clown et je pense faire d’autres stage qu’y s’y rapporte puisque je me sens tout de même assez frustré par le fait de n’avoir pas eu le courage d’aller sur scène plus souvent. J’ai aussi particulièrement aimé les discussions en fin de cours qui m’ont permis de mieux cerner le travail effectué et le ressenti des autres élèves. Merci de m’avoir initié au clown.

Alban GUTIERREZ-ANDRE, février 2012

Gérard Gallego est l’image même du type agaçant que j’envie tant par sa sensibilité que par son intuition.
Je n’avais jamais vu un homme trouver, une à une et avec tant de facilité, les pièces du puzzle qui vous composent. C’est une tâche pourtant bien délicate et ardue que de savoir de quoi se constitue ce grand clown dans notre petit corps d’humain. Peut être qu’on approche alors cette part d’étoile, d’éternité, de Dieu (appelez ceci tel que vous l’entendez) qui permet à chacun d’entre nous de devenir universel. ÊTRE de choses simples et cesser de fabriquer, ÊTRE pour ne plus mourir l’espace d’un instant dans le grand moule des convenances, ÊTRE pour arrêter la pendule et se nourrir de l’instant présent, ÊTRE pour cesser la comparaison, ÊTRE pour être ce que nous ne devrions jamais cesser d’être… absolument et incontestablement nous même.
Voilà le beau voyage que m’a offert Gérard. Je renouvèlerai sans modération.

Patrick HAUDRECHY, Musicien

Vivre l’instant présent, accueillir son émotion avec sincérité et bienveillance. La partager avec autrui et apprendre à recevoir. Tout ceci dans une « bulle » de tolérance où chacun écoute et respecte la fragilité de l’autre.
Quelle belle aventure ce stage clown !
La route n’est pas toujours simple et facile, mais le plaisir est grand.
Les rencontres avec soi-même et l’autre sont d’une rare intensité: que du bonheur !

Anne CHAMBOLLE, Musicienne

J’ai vécu ce stage tout d’abord comme une belle aventure humaine, généreuse, riche en échange des expériences des uns et des autres.
Ensuite c’est une expérience personnelle unique, on se retrouve face à soi-même devant l’inconnu… Tu sais qu’il faut y aller mais tu t’accroches à ce que tu connais, alors Gérard Gallego ne se gène pas pour te pousser dans ce grand vide et là c’est agréable, tout est instantané, on écoute, on sent, on vit, on donne sans s’en rendre compte, on est. En fait, on ne fait plus, on apprend à « désapprendre »… C’est comme la quête absolue de l’authenticité, c’est passionnant.

Gaël RITEAU, Musicien

Travailler avec Gérard Gallego, c’est une histoire de « Là » !
Être là, être présent. En piste être vrai, le clown assume sa nudité ou bien « sortez ! » dira Gérard.
Gérard donne le la, donne la note; Il est là, il te regarde, il t’écoute et pas à moitié !
Et toute l’assemblée, a pris la note, pour te regarder et t’écouter; cette concentration est généreuse. Et Gérard dira : recevez ! C’est valable pour toute l’assemblée, c’est une énergie qui circule.
Quand tu es en jeu, tu donnes; Gérard ne te laissera pas dormir.
Mais ce n’est pas terminé, ensuite il faut recevoir, les rires, les sourires et la bienveillance.
Ce stage a été pour moi un vrai bonheur, il résonne encore en moi.
Gérard est un bosseur instinctif, un pédagogue généreux, vivant.
Il ne veut pas s’ennuyer, tant mieux pour nous !

Hélène MARTEAU, Comédienne

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages…. Même derrière le nez on ne se cache pas longtemps de « Monsieur Gérard », le regard perçant, le timbre enveloppant et le « hoy » trébuchant, c’est sous une parfaite bienveillance qu’il nous aide à accéder à des instants suspendus, privilégiés où la fragilité et la sincérité sont de mise pour laisser la place à l’enfant, la personne vraie, le clown qui se cache là quelque part, pas si loin…
Des larmes précieuses, des rires d’enfants, des personnes et personnages incroyables, du travail et de l’émotion, trois jours de stage passionnants…
Haut les cœurs, que de couleurs, on en redemande !

Cindy DALLE, Comédienne

Si j’ai nourri quelques inquiétudes au début du stage, probablement liées à ma découverte de cette discipline, j’ai été immédiatement rassuré par l’ensemble des stagiaires, et par Gérard Gallego lui-même, avec qui nous avons identifié les divers tapis de sol et autres tatamis avant de se jeter en l’air… La notion de sécurité était importante pour moi. D’ailleurs, le terme « bienveillance » a été largement utilisé tout au long du stage.
La grande pertinence des interventions du metteur en scène a permis à chacun de s’aventurer dans des directions nouvelles, en créant une saine atmosphère de travail et de recherche.
J’espère collaborer au plus vite avec celui qui « est peut-être l’un des derniers mecs à avoir assisté à la relève du tombeau de Lénine…

Sébastien POULAIN, Musicien

On en a vu d’autres. Des mieux rasés, des plus polis.
Mais celui là il me plait bien.
Parce qu’il « bienveille » sur nous même quand y a d’l’orage sous le chapeau qu’il ne porte pas.
C’est pas du genre à prendre des pincettes et que j’te « circonvolute ».
Avec ce gars là on fonce droit au but.
Sauf que des fois le but c’est très loin mais il a un tas de patience.
Je lui tire mon chapeau que j’ai.
Je tire également sur mes chaussettes de foot qu’en homme de goût il a su apprécier.
Vivement la revoyure.

Sylvie MANTOAN, Comédienne